L’adjoint d’Andréanne Larouche, Maxime Leclerc, et la manifestante Dona Kane devant les bureaux de circonscription de la députée de Shefford, jeudi.
L’adjoint d’Andréanne Larouche, Maxime Leclerc, et la manifestante Dona Kane devant les bureaux de circonscription de la députée de Shefford, jeudi.

Andréanne Larouche donne son soutien à une manifestante

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Une intervention policière de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) dans le nord de la Colombie-Britannique a eu des échos jusqu’à Granby, jeudi. Une citoyenne de la circonscription de Shefford, Dona Kane, s’est rendue devant les bureaux de la députée du Bloc québécois, Andréanne Larouche, pour dénoncer la situation qu’elle juge « injuste et inacceptable ». Elle aurait reçu le soutien de la députée et de son entourage dans ses revendications.

Une douzaine d’agents de la GRC auraient procédé à l’arrestation de manifestants sur le territoire traditionnel Wat’suwet’en, dans l’un des trois camps construits pour empêcher l’accès au chantier du gazoduc de l’entreprise Coastal GasLink.

La GRC a indiqué dans un communiqué que le but de l’intervention était de mettre en oeuvre l’injonction de la Cour suprême du 31 janvier dernier, qui demandait à la police de « retirer les entraves sur le chemin de service forestier ». Le corps de police fédérale n’a pas spécifié s’il avait procédé à des arrestations, ce qu’une porte-parole autochtone a néanmoins confirmé à CBC.

Les arrestations devaient être faites avec « un recours minimal à la force », a déclaré mercredi le commissaire adjoint à la GRC , Eric Stubbs. Un des chefs héréditaires Wet’suwet’en a confié à CBC que les agents étaient équipés de fusils et d’équipements tactiques lors de l’intervention.

Ces événements ont suscité de la colère et un profond sentiment d’injustice chez Dona Kane, qui ne « pouvait pas passer ça sous silence », a-t-elle expliqué.

L’adjoint d’Andréanne Larouche, Maxime Leclerc, est sorti pour soutenir Mme Kane dans sa manifestation, à sa grande surprise. « Ensuite, j’ai reçu un appel d’Andréanne Larouche et de Sylvie Bérubé [la députée de la circonscription d’Abitibi—Baie-James—Nunavik—Eeyou et] la porte-parole du Bloc en matière d’Affaires autochtones, qui se sont dites choquées de la situation et qui m’ont offert leur soutien », indique-t-elle.

La Voix de L’Est s’est entretenu avec Mme Larouche en fin de journée, qui a confirmé que le Bloc québécois déplorait tout acte de violence et qu’elle avait communiqué avec Dona Kane en compagnie de sa collègue qui siège sur des comités qui portent sur ces enjeux.