Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, en compagnie de la députée de Shefford, Andréanne Larouche.
Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, en compagnie de la députée de Shefford, Andréanne Larouche.

Andréanne Larouche de retour à Ottawa

Le retour aux Communes s’est amorcé lundi, alors que la députée bloquiste de Shefford, Andréanne Larouche, y a été invitée par son chef, Yves-François Blanchet, pour discuter des aînés.

La suspension des travaux décidée le 13 mars a pris fin à 11 h lundi. Et comme les conservateurs ont refusé de la prolonger, chaque parti politique a dû envoyer un certain nombre de députés à la Chambre des communes.

À l’exception des conservateurs, bloquistes, néo-démocrates et libéraux se sont entendus pour que la suspension des travaux parlementaires se poursuive jusqu’à la fin mai, au moins.

À court terme, une séance en groupe réduit, en personne, et deux séances virtuelles se dérouleront aux Communes chaque semaine.

Comme le chef conservateur par intérim, Andrew Scheer, maintient sa position de tenir trois séances en personne, les parlementaires ont dû voter sur une motion pour imposer l’entente que les trois autres partis ont conclue.

« J’ai réalisé l’importance de reprendre les débats pour qu’on fasse valoir nos points », a commenté Mme Larouche au lendemain de son passage aux Communes.

Responsable de ce dossier au sein du caucus bloquiste, la députée de Shefford avait été invitée afin de mettre de l’avant la thématique des aînés, particulièrement affectés par la crise de la COVID-19.

Elle a, entre autres, réitéré des pistes de solution, comme hausser la pension de vieillesse de 110 $ par mois ou faire d’Internet haute vitesse un service essentiel.

« Pour briser l’isolement, il y a toutes sortes de projets concernant Internet, mais l’autre réalité, c’est que certains territoires sont mal desservis, surtout en région, et c’est essentiel dans les mesures à venir pour pouvoir aider les aînés. »

Présente, mais différemment

Selon Andréanne Larouche, la crise actuelle force les députés à revoir le rôle qu’ils occupent au sein de la population. 

Se décrivant comme une femme « proche de ses électeurs » et ayant l’habitude de faire du terrain, Mme Larouche doit maintenant travailler de façon virtuelle, autant avec les citoyens qu’avec ses collègues.

« C’est complètement différent, mais je continue d’être présente », assure-t-elle.