André Beauregard briguera les suffrages pour Québec solidaire dans Granby.

André Beauregard représentera QS

«J'ai longtemps été du côté de ceux qui formulent des demandes. Maintenant, je veux être de ceux qui ont le pouvoir de faire changer les choses». Voilà un des principaux points qui ont poussé André Beauregard à vouloir représenter Québec solidaire dans la circonscription de Granby, devant les rumeurs de plus en plus persistantes d'élections provinciales imminentes. L'homme a par ailleurs remporté l'investiture sans opposition, hier.
André Beauregard soutient qu'il est loin d'être un «candidat parachuté». Bien au contraire, le Granbyen d'origine souligne qu'il suit les traces de Françoise David depuis ses balbutiements comme porte-parole d'Option citoyenne, parti qui est devenu Québec solidaire lors d'une fusion, en 2006, avec l'Union des forces progressistes.
Le résidant de Shefford, qui a notamment évolué durant une trentaine d'années dans le secteur de l'éducation ainsi que dans le monde syndical, a longuement repoussé son entrée dans l'arène politique provinciale. Il avait par ailleurs brigué les suffrages comme candidat à la mairie de Waterloo. Il avait alors été défait par Paul Masse. Il se dit maintenant fin prêt à faire le grand saut à nouveau. «Ça fait trois élections qu'on me demande de représenter le parti, mentionne-t-il. C'est tout un défi qu'on ne peut pas prendre à la légère. J'ai pesé le pour et le contre, et maintenant, je fonce.»
Un des dossiers chauds qui interpellent particulièrement M. Beauregard est celui de la Charte de la laïcité. «Je ne sais pas si on parlera de la Charte durant la campagne. Mais si ça vient sur la table, je serai prêt. D'ailleurs, je suis surpris de l'agressivité de plusieurs citoyens envers le monde religieux. La laïcité, ça se fait surtout dans le respect de l'autre», indique l'homme de 69 ans, ajoutant qu'il souhaite que la souveraineté fasse aussi partie du «brassage d'idées».
Vision
Lorsque questionné au sujet de sa vision à long terme pour Québec solidaire, M. Beauregard tient des propos plutôt nuancés. «Le parti fait surtout un travail d'éducation de la population sur une longue période. Il se peut aussi que les idées de Québec solidaire soient récupérées par d'autres partis. L'inertie pour faire sortir une fusée de l'atmosphère prend 90 % de l'énergie, image-t-il. Ensuite, ça va bien.» Selon lui, Québec solidaire est «la seule option de gauche». «Sur l'échiquier, dit-il, il y a trois partis de droite et je voulais donner la chance aux citoyens de choisir la gauche. Le parti a eu 2000 votes aux dernières élections. Je ne voulais pas les laisser tomber, ces gens-là.»
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