L’événement du 5 mai prochain marquera le septième rendez-vous de ces collègues de classe aujourd’hui âgés entre 65 et 70 ans.

Anciens du Collège Monseigneur Prince: un demi-siècle de camaraderie

Le 5 mai prochain marquera les retrouvailles des anciens du Collège Monseigneur Prince, et plus particulièrement celles des membres de la cohorte ayant terminé leurs études classiques il y a un demi-siècle, cette année. Les années n’ont toutefois pas épuisé la franche camaraderie qui existe entre ces adolescents devenus des hommes et qui aiment bien se remémorer les souvenirs indélébiles qui ont marqué leur passage au collègue dirigé par les frères maristes.

C’est en quelque sorte devenu une tradition : tous les cinq ans depuis maintenant 30 ans, les finissants de 1969 organisent une journée de retrouvailles. L’événement du 5 mai prochain marquera le septième rendez-vous de ces collègues de classe aujourd’hui âgés entre 65 et 70 ans. Cette cohorte comptait 59 membres, dont 52 sont toujours vivants à ce jour.

Fils de la lumière

Pendant un peu plus de vingt ans, c’est-à-dire entre 1949 et 1971, c’est au Collège Monseigneur Prince que fut prodiguée la formation classique à Granby, nécessaire pour être admis à l’université.

« Filii Lucis », le latin signifiant « fils de la lumière », était le surnom donné aux étudiants qui se font un point d’honneur de faire perdurer le nom du collège à travers le temps.

« Ce n’est pas juste une question de plaisir. Il y a aussi le fait de se remémorer les années passées au collège, et souligner qu’il a déjà existé », affirme Mario Ménard.

Son collègue Robert Marquis opine en ce sens. « On pense qu’on a un certain devoir de mémoire à respecter. Les collèges classiques ont été importants à cette époque parce qu’ils ont permis à des jeunes adultes de milieux plus modestes d’accéder à des études supérieures », ajoute-t-il.

Environ 2000 hommes des quatre coins de la région ont été formés à l’institution, qui a bourlingué au fil des ans entre plusieurs sites, dont ses locaux de la rue Principale, qui abrite désormais le Centre de services aux entreprises du Cégep de Granby, de la rue Court où siège aujourd’hui la Commission scolaire du Val-des-Cerfs, ou de la rue Dufferin, où se trouve l’école Sainte-Famille.

Entre 1949 et 1971, c’est au Collège Monseigneur Prince que fut prodiguée la formation classique à Granby, nécessaire pour être admis à l’université.

Comme le collège était rattaché au réseau public, quiconque avait des résultats scolaires suffisants et réussissait les tests d’admission pouvait espérer étudier à Granby.

« Que les gens étaient des fils de médecins ou d’ouvriers, on portait tous le même uniforme : le pantalon gros, le veston bleu et l’écusson. On était tous égaux », souligne M. Ménard.

« À aucun moment, on se sentait inférieurs aux plus fortunés, renchérit Serge Fontaine. On était là parce qu’on avait les notes pour », indique pour sa part Serge L. Fontaine.

Golf et cocktail

En cette journée du 5 mai, une partie amicale de golf sera disputée dès 15 heures au club de golf Miner, suivi d’un cocktail de bienvenue sous formule de 5 à 7. Un souper réservé aux membres de la cohorte et de leurs conjoints suivra. Professeurs, collègues, amis et anciens élèves du collège seront bienvenus au cocktail de bienvenue.

Du temps qu’ils étaient étudiants, ces « fils de la lumière » ont alimenté leur propre journal, L’Osservatore Molesto, un clin d’oeil à L’Observatore Romano, le quotidien du soir publié par le Vatican. Une édition spéciale pour les 50 ans de la cohorte sera publiée. Et signe que les temps changent, ce journal sera réalisé sur un support numérique.

Un site Internet a été créé spécialement pour l’occasion à l’adresse www.filiilucis1969.wordpress.com.