Le Roi du conteneur louait des conteneurs à des entrepreneurs en construction ainsi qu’à des particuliers. Ceux-ci y déposaient des matières résiduelles de construction.

Amendes salées pour le Roi du conteneur

Le Roi du conteneur de Waterloo et son propriétaire Michael Jetté devront fouiller dans leurs coffres pour payer des amendes totalisant 25 000 $ à la suite de leur condamnation pour trois infractions à la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE).

L’entreprise, spécialisée dans la location de conteneurs ainsi que dans la récupération et la vente de vieux métaux, et M. Jetté ont reçu leur verdict le 21 septembre. Ce dernier a été reconnu coupable de deux infractions à l’article 66 de la loi pour avoir déposé des matières résiduelles dans un endroit non autorisé par le ministère de l’Environnement. Deux amendes de 5000 $ lui ont été signifiées.

De son côté, le Roi du conteneur, enregistré dans le registre des entreprises sous le numéro 9358-5172, a été condamné pour la même infraction à la loi. L’amende s’élève pour elle à 15 000 $. À cette somme s’ajoute un montant de 1095 $ pour les frais de justice engagés par le Ministère.

La place d’affaires du Roi du conteneur se trouvait au 135 de la rue Allen à Waterloo. L’entreprise aurait toutefois cessé ses activités en 2017. Aucune mention de faillite n’apparaît toutefois au registre dans la fiche de statut de l’entreprise.

Les conteneurs de l’entreprise étaient loués par des entrepreneurs en construction et des particuliers qui y jetaient des matériaux, nous a indiqué une source.

Autres amendes

Le Club de golf Granby-Saint-Paul a pour sa part reçu une sanction administrative pécuniaire (SAP) de 10 000 $ de la part du ministère de l’Environnement. L’entreprise a omis d’installer des pictogrammes « eau non potable » conformes aux normes en vigueur « à différents robinets, dont ont accès les utilisateurs, notamment dans la salle de bain des hommes, dans le bâtiment en face de l’accueil et au robinet du bar extérieur », lit-on sur le site internet du Ministère.

La SAP a été émise le 16 août. Le Club de golf l’a contestée en septembre. Toutefois, après réexamen du dossier, le Ministère a annoncé le maintien de sa décision le 13 décembre.

Par ailleurs, la Maison de la Pomme de Frelighsburg a été condamnée à une amende de 15 000 $, le 5 octobre, en lien avec une infraction à la LQE. Un montant de 1500 $ s’ajoute pour rembourser les frais judiciaires du ministère de l’Environnement.

L’entreprise a été reconnue coupable d’avoir « poursuivi l’exercice d’une activité susceptible de résulter en une émission, un dépôt, un dégagement ou un rejet de contaminants dans l’environnement ou une modification de la qualité de l’environnement, sans détenir le certificat d’autorisation requis », peut-on lire sur le site internet du ministère de l’Environnement.

Joint jeudi, le directeur des opérations de la compagnie, Jonathan Rodrigue, s’est refusé à tout commentaire.

Les Fermes Victoire de Sainte-Brigide-d’Iberville devront aussi payer une amende de 15 000 $. Le 17 octobre, la Cour du Québec a condamné l’entreprise agricole du 8e Rang pour avoir déposé ou rejeté des matières résiduelles dans un lieu non autorisé.

Outre l’amende, l’entreprise doit rembourser 982 $ au ministère de l’Environnement pour ses frais judiciaires.

Épandage illégal

Le ministère de l’Environnement a confirmé jeudi qu’un épandage de matières fertilisantes a été effectué sur une terre agricole le long du chemin Magenta à Brigham, sur la propriété de la ferme Cochon Mignon. La période d’épandage se termine le 30 septembre.

Une inspection a été menée à la suite d’une plainte reçue du public, a indiqué par courriel Daniel Messier, porte-parole régional. « Le Ministère évalue présentement les actions à poser, en conformité avec la Directive sur le traitement des manquements. Le Ministère n’écarte aucun recours », écrit-il.

Le propriétaire de la ferme porcine, Daniel Bonneau, un producteur agricole de Saint-Ignace-de-Stanbridge pourrait devoir payer une SAP de 750 $ pour une personne physique et une de 3500 $ pour une personne morale pour avoir épandu des matières fertilisantes en dehors de la période autorisée, selon le Règlement sur les exploitations agricoles. Le Ministère pourrait également choisir d’entamer une poursuite pénale contre l’entreprise.