L’Organisme de bassin versant de la Yamaska rencontrera une soixantaine de producteurs agricoles du bassin­ versant du lac Boivin pour analyser leurs pratiques­.

Améliorer la qualité de l'eau du bassin versant du lac Boivin

L’ensemble des municipalités comprises sur le territoire du bassin versant du lac Boivin est appelé à se joindre aux efforts pour améliorer la qualité de son eau.

L’Organisme de bassin versant de la Yamaska, qui dirige un groupe de travail dédié à l’amélioration du lac Boivin, lancera sous peu l’invitation aux municipalités de Roxton Pond, Saint-Joachim-de-Shefford, Shefford, Warden et Waterloo.

Au printemps 2015, lors du dépôt du plan d’action sur l’avenir du lac Boivin par la Ville de Granby, des voix s’élevaient déjà pour que toutes les municipalités comprises dans son bassin versant mettent également la main à la pâte. Elles faisaient valoir que le bassin versant du lac se trouve à 88 % à l’extérieur du territoire de la Ville de Granby, d’où l’importance que les autres municipalités participent aux efforts.

L’invitation de prendre part à cette table de concertation sera aussi relayée à l’UPA de la Montérégie­, aux clubs-conseils en agroenvironnement (notons que le club-conseil Gestrie-Sol en fait déjà partie) et au parc national de la Yamaska.

En plus des discussions à venir, l’OBV entamera du travail terrain pour déterminer les problématiques agricoles dans le bassin versant du lac Boivin. Il consistera dans un premier temps à rencontrer 60 producteurs, dont la grande majorité se trouve dans des municipalités autres que Granby. On tentera de déterminer quelles pratiques pourraient avoir une incidence sur la qualité de l’eau du lac.

L’échange d’information permettra de dresser ou de mettre à jour les plans agroenvironnement (PAE) de ces producteurs, explique Geneviève Labrie, la biologiste responsable du projet. « On veut d’abord aller chercher le plus d’informations possible. En plus du PAE, on a une quarantaine de questions à leur poser. »

L’information recherchée portera sur les types de culture, l’utilisation de pesticides et d’insecticides, les périodes d’épandage de fumier et l’état de leurs installations d’entreposage de fumier.

L’analyse de l’OBV portera également sur les problèmes d’érosion, a indiqué Mme Labrie. « On a déjà un bon portrait de la situation », dit-elle.

Diagnostic et plan triennal

Une fois le diagnostic posé, un plan d’action triennal sera élaboré pour accompagner les producteurs agricoles. Une aide financière pourrait leur être accordée pour corriger les problèmes, a dit Mme Labrie en entrevue lundi. Le programme Prime-vert, du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation est fait sur mesure pour ce type d’aides, a-t-elle laissé savoir.

Ce volet s’inscrit dans le plan directeur de l’eau 2017-2021 de la MRC de la Haute-Yamaska, qui injectera 121 500 $ lors des quatre prochaines années pour étudier les problèmes de pollution agricole diffuse sur l’ensemble de son territoire. Le MAPAQ a confirmé une subvention de 60 000 $ pour procéder aux analyses­ terrain.

La MRC a prévu un budget de 32 000 $ afin d’aider les producteurs agricoles du bassin versant du lac Boivin qui ne se trouvent pas à Granby et qui éprouvent des problèmes d’érosion de leurs terres et de pollution diffuse.