La marche pour l’Alzheimer a attiré plus de 160 participants dimanche matin à Bedford.

Alzheimer: des citoyens marchent pour maintenir les services

Plus de 160 personnes ont marché dans les rues de Bedford, dimanche matin, afin de maintenir les services offerts aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et leurs proches. La septième Marche de l’Alzheimer a été un grand succès, permettant d’amasser plus de 12 000 $ au profit de la Société d’Alzheimer de Granby.

Les raisons pour prendre part à l’événement étaient aussi multiples que le nombre de participants. Pour plusieurs, la marche de l’Alzheimer est une tradition, mais pour certains, elle a aussi des impacts positifs.

« Moi je participe depuis plusieurs années parce que j’ai des gens dans ma famille qui sont touchés. Je connais bien les services qui sont offerts dans la région et c’est très important de les préserver. On ne sait jamais à qui ça peut arriver, mais si ça m’arrive, j’espère qu’il y aura des gens pour marcher pour moi », avoue Annick Falcon.

D’année en année, la marche prend de l’ampleur, se réjouissent les organisateurs. Dimanche, ils étaient plus de 160 à parcourir le trajet de 4,5 kilomètres. Une participation record qui a également permis d’obtenir un niveau de dons record, soit précisément 12 200 $.

L’organisation de la marche à Bedford s’assure que l’argent amassé soit réinvesti pour préserver des services offerts dans Brome-Missisquoi, dans une dizaine de municipalités situées près de Bedford.

« C’est beau de voir que les gens sont mobilisés, lance l'une des coordinatrice de l’événement, Astrid Gagnon, mais il ne faut pas que la sauvegarde de nos services régionaux repose uniquement sur les épaules des citoyens. Nous avons invité la députée Isabelle Charest pour la conscientiser et qu’à terme le gouvernement en fasse davantage. »

Maladie méconnue

L’Alzheimer demeure une maladie méconnue, taboue et crainte, mais un événement comme celui qui se déroulait dimanche matin permet de discuter de la maladie et de sensibiliser les gens.

C’est du moins l’analyse que fait Lise Raymond Deschênes, une Bedfordoise qui a passé les douze dernières années à vivre au quotidien avec l’Alzheimer depuis que son conjoint en est atteint.

« C’est une maladie terrible. C’est très difficile de voir la personne que l’on aime se vider peu à peu. Mais les services existent et c’est primordial qu’ils demeurent accessibles. Lorsque c’est arrivé, je n’étais pas au courant que cela existait et c’est pourquoi il est important de les faire connaître. »

Les tabous qui entourent la maladie sont aussi dommageables puisqu’il demeure difficile pour les proches de faire face à la maladie et de l’accepter.

L’argent amassé grâce à l’inscription des marcheurs et aux dons servira notamment à financer des organismes qui fournissent du répit aux proches aidants.