Entre le 1er janvier et le 30 novembre, les policiers de Granby ont arrêté 90 conducteurs avec les capacités affaiblies - 20 de plus que pendant l'année 2015 tout entière.

Alcool au volant: les arrestations en hausse

Les policiers de Bromont sont préoccupés par la hausse du nombre de conducteurs arrêtés avec les capacités affaiblies par l'alcool ou la drogue sur leur territoire. Une augmentation de ces infractions a également été observée à Granby. À quelques jours de Noël, les agents rappellent aux automobilistes que conduire en état d'ébriété peut entraîner de lourdes conséquences.
« J'ai toujours beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi le message ne passe pas. D'autant plus que lorsqu'on regarde les résultats, 20 % des gens qu'on arrête sont des cas de récidive », laisse tomber Jean Bourgeois, directeur du Service de police de Bromont. 
À Bromont, 44 conducteurs ont été arrêtés pour la conduite avec les capacités affaiblies par l'alcool entre le 1er janvier 2016 et le 30 novembre. Six autres l'ont été pour les capacités affaiblies par la drogue. Neuf n'en étaient pas à leur première offense et sept ont été interceptés après avoir été impliqués dans une collision. 
« Ça va être notre plus grosse année en sept ans en matière d'arrestations avec capacités affaiblies », indique M. Bourgeois, préoccupé par ces résultats.
À titre comparatif, 40 conducteurs avaient été arrêtés pour ces infractions pour l'ensemble de l'année 2015. 
À Bromont, les arrestations surviennent principalement du vendredi au dimanche et, dans 65 % des cas, entre minuit et 6 h.
À Granby
Le tableau indique également une augmentation des crimes en matière d'alcool et de drogue au volant à Granby au cours de la dernière année. Entre le 1er janvier et le 30 novembre, les agents ont arrêté 90 conducteurs avec les capacités affaiblies - 20 de plus que pendant l'année 2015 tout entière. 
« On doit toujours continuer à véhiculer le message que quand on boit, on ne conduit pas », dit Guy Rousseau­, porte-parole du Service de police de Granby. 
Le portrait s'est tout de même amélioré au cours des dernières années (voir tableau), nuance-t-il, notamment à la suite de l'adoption de mesures plus sévères. « Il y a une amélioration importante depuis plusieurs années, dit M. Rousseau. On pense que de plus en plus, le consensus social est fort contre l'alcool au volant. Les gens comprennent que c'est illégal, que c'est dangereux. »
Reste que le taux d'alcoolémie des conducteurs arrêtés est élevé. En 2016 à Bromont, il atteignait en moyenne 143 milligrammes d'alcool par 100 millilitres de sang alors que la limite légale est de 80 milligrammes. Le record appartient à une femme, qui affichait le triple (246 mg) de la limite !
À Granby, le taux moyen était de 145 mg en 2015.
Les automobilistes arrêtés sont en majorité des hommes, autant à Granby qu'à Bromont.
Les arrestations pour alcool au volant sont en hausse à Granby et Bromont cette année. Et 20% sont des récidivistes.
Mieux vaut prévenir
À quelques jours de Noël, les occasions de festoyer sont souvent plus nombreuses. Les policiers invitent les automobilistes à faire appel à un taxi, à Tolérance zéro, à Nez rouge ou encore à dormir chez leurs hôtes après avoir consommé de l'alcool. « Je pense que tout est là pour que les gens puissent sécuritairement prendre la route, dit le directeur Bourgeois. Du moment que tu questionnes à savoir si tu es correct pour conduire, je pense que tu as déjà ta réponse. »
Les accompagnateurs sont aussi invités à agir comme « premier agent de prévention » auprès des gens en état d'ébriété, enchaîne-t-il. « Que ce soit dans un bar ou à la maison, on est capable de dire à quelqu'un qu'il en a trop pris et d'intervenir. »
Dans la région comme partout ailleurs au Québec, les policiers intensifient leur présence en érigeant des barrages pour contrer drogue et alcool au volant. Les conséquences sont lourdes et nombreuses. Un conducteur peut causer un accident et blesser, voire tuer d'autres usagers de la route. Les sanctions mènent à des suspensions de permis, à la saisie du véhicule, à des amendes ou des accusations au tribunal, en fonction­ de différents facteurs. 
Les policiers de Bromont n'ont pas l'intention d'en rester là. « On va se questionner pour voir ce qu'on peut faire de plus en mode prévention pour que le message passe plus, pour qu'il soit bien compris », affirme Jean Bourgeois.