Mélanie Gobeille est directrice générale de la Chambre de commerce Brome-Missisquoi
Mélanie Gobeille est directrice générale de la Chambre de commerce Brome-Missisquoi

Aide aux entreprises: les chambres de commerce de la région satisfaites

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Les chambres de commerce de la région accueillent favorablement les mesures de soutien aux travailleurs et aux entreprises annoncées par les gouvernements fédéral et provincial. Cette bouffée d’air pourrait faire la différence pour de nombreux entrepreneurs locaux, qui étaient sur le point de manquer de liquidités.

« On est satisfaits, ils [les gouvernements] ont annoncé beaucoup de mesures qui vont assurément aider nos entreprises, a affirmé en entrevue Mélanie Gobeille, directrice générale de la Chambre de commerce Brome-Missisquoi. Tout n’est pas encore clair au niveau des procédures, mais l’ouverture est en place. Tout sera fait pour éviter les faillites et les fermetures. De savoir qu’il y a de l’aide qui arrive, ça rassure nos gens. »

Le président du conseil d’administration de la Chambre de commerce de la Haute-Yamaska (CCHY), David F. Ménard, est lui aussi confiant que ces mesures vont permettre aux entreprises de régler leur manque de liquidités à court terme.

« Ce sont de bonnes nouvelles. On est chanceux d’avoir des gens d’expérience dans les ministères qui sont à leur affaire, a-t-il commenté en fin de journée. Ce qui est important, c’est que ça devienne accessible rapidement et qu’on ne s’enfarge pas dans les dédales administratifs. »

Déjà, l’aide aux travailleurs, qui auront accès plus rapidement à l’assurance-emploi, qui sera d’ailleurs élargie, permettra aux citoyens d’avoir les ressources financières pour répondre à leurs besoins de base. « Et ainsi, ils vont consommer, ce qui va faire tourner l’économie. Il faut que l’économie continue de tourner », souligne Mme Gobeille.

Le président du conseil d’administration de la Chambre de commerce de la Haute-Yamaska, David F. Ménard

Dans Brome-Missisquoi, la situation se vit différemment d’un type de commerce à un autre, allègue Mme Gobeille.

« Dans les commerces essentiels, comme les épiceries et les pharmacies, ça roule au maximum. Plusieurs ont mis en place ou bonifié leur service de livraison, explique-t-elle. Dans l’industriel, ça va aussi très, très bien. Nos usines fonctionnent à plein régime. Certaines lignes de production ont été modifiées pour permettre de répondre à la demande. »

Pas de quoi s’inquiéter d’une pénurie, donc à court terme. « De faire de réserves, c’est ce qui mène aux pénuries. Nos commerces seront capables de répondre à la demande », rappelle la directrice générale.

« Ce qui m’inquiète, c’est les conséquences sur l’achat local. Ça fait des années qu’on martèle aux gens d’acheter chez nous. Mais s’ils sont confinés chez eux et que les commerces locaux n’ont pas fait leur virage numérique, c’est évident qu’ils vont se tourner vers les Amazon de ce monde », nuance-t-elle.

M. Ménard est pour sa part ravi que le gouvernement provincial ait envoyé un message proactif en ce sens en invitant la population à continuer de consommer localement. « On était très contents d’entendre ça, c’est ce qu’on dit depuis longtemps et c’est essentiel de le faire pour soutenir nos entreprises afin qu’elles passent à travers », dit-il.