La fondation Ô p’tit creux a été créée pour donner un coup de main aux écoles, affirme l’un de ses administrateurs, Patrick Viens.

Aide aux écoles: la cantine Ô p'tit creux lance une fondation

La malbouffe et les écoles peuvent-elles faire bon ménage ? Il semble que oui. Les propriétaires de la cantine Ô p’tit creux ont créé une fondation et tiendront leur premier événement-bénéfice ce lundi au profit d’écoles de la région.

La totalité des ventes réalisées aux succursales de la cantine, à Saint-Césaire et à Granby, lors de cette journée sera versée à la fondation. Celle-ci souhaite distribuer les fonds amassés entre les écoles primaires de Saint-Césaire et de Rougemont ainsi que l’école secondaire P.-G.-Ostiguy. Une entente a aussi été conclue avec la commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) pour que cinq écoles de secteurs plus défavorisés à Granby en profitent.

« On a pris le temps d’analyser le dossier en profondeur », a affirmé vendredi le directeur général de la CSVDC, Éric Racine.

Selon lui, il y a une distinction importante à faire entre une commandite et un don. « Pour une commandite, un retour d’ascenseur est prévu en publicité ou quoi que ce soit. Lorsque c’est un don, il n’y a aucune contrepartie demandée. Dans ce cas-ci, il s’agit d’un don dirigé. Le responsable de la fondation ne demande rien en contrepartie. Les sous vont se rendre pour supporter les différentes causes dans les écoles », fait valoir M. Racine.

« Un commerçant qui veut faire un don ou une bonne action, sans demander une contrepartie, on serait un peu malvenu, je trouve, de refuser ces sous-là », ajoute-t-il.

Une vague
L’un des administrateurs de la nouvelle fondation et copropriétaire de la cantine Ô p’tit creux, Patrick Viens, affirme que ceux qui seraient tentés de critiquer l’initiative n’ont qu’à faire la même chose. « Les écoles s’en porteraient mieux », lance-t-il.

Depuis une dizaine d’années, une journée par année, les ventes du bar laitier Ô p’tit creux glacé à Saint-Césaire étaient versées à l’école primaire Saint-Vincent. Avec l’ouverture d’une succursale à Granby, l’idée de mettre sur pied une fondation s’est imposée. Un conseil d’administration, présidé par Célina Casavant, a été formé. Deux administrateurs de Granby seront nommés prochainement. Ils recevront les projets présentés par les directions d’école.

L’idée fait boule de neige puisque les fournisseurs du restaurateur lui donnent le nécessaire (pain, patates, produits laitiers, condiments, etc.) pour cette journée-bénéfice. Patrick Viens croit ainsi pouvoir amasser 15 000 $.

Chaque année, les ventes de chaque premier ou deuxième lundi d’avril (selon la date de la fête de Pâques) seront dédiées à la fondation. D’autres événements pourraient s’ajouter en cours de route puisque le centre Pile ou face a entre autres évoqué la possibilité d’un tournoi de dek hockey au profit de la fondation. « À moyen terme, j’aimerais amasser entre 25 000 $ et 30 000 $ par année minimum. On va voir où ça va nous mener », affirme Patrick Viens.

Celui-ci dit apprécier le fait que les sous recueillis seront directement acheminés dans les écoles afin de répondre à différents besoins des élèves. Les frais d’administration sont inexistants. Tous ceux qui s’impliquent au sein de la fondation sont bénévoles, dit-il. « On est là pour aider », laisse-t-il tomber.