Une enseignante aujourd’hui âgée de 80 ans a plaidé coupable récemment à deux chefs d’accusation de grossière indécence pour des événements s’étant déroulés au cours de l’année scolaire 1981-1982 dans une école primaire d’Outremont.

Agression sexuelle: une enseignante retraitée de Cowansville avoue son crime

Une enseignante retraitée demeurant à Cowansville a avoué à la Cour avoir attouché et agressé sexuellement un de ses anciens élèves de sixième année au début des années 80, a rapporté le quotidien La Presse, samedi.

En juillet au palais de justice de Montréal, Colette Casaubon, 80 ans, a plaidé coupable à deux chefs d’accusation de grossière indécence pour des événements s’étant déroulés au cours de l’année scolaire 1981-1982 dans une école primaire d’Outremont, nous apprend le journaliste Louis-Samuel Perron.

La grossière indécence ne figure plus au Code criminel, mais les faits reprochés se sont déroulés à une époque où cette accusation était en vigueur. 

Âgée de 42 ans au moment des faits, Mme Casaubon s’impliquait dans les activités parascolaires de l’école primaire Lajoie en dehors des heures de classe.

À une occasion, rapporte La Presse, la dame, représentée par Me Roland Boyer, aurait permis à ses élèves masculins de « toucher ses seins pour leur montrer le résultat de sa réduction mammaire ».

Quelque temps plus tard, lors d’une fête organisée dans les murs de l’école, la professeure de sixième année aurait dansé un slow avec un de ses élèves en le touchant de manière inappropriée. 

« Elle se collait, se frottait sur lui, son bassin contre son pénis, le caressait de chaque côté de son corps. Il sentait les lèvres dans son cou », fait mention le résumé des faits par la Couronne représentée dans ce dossier par Me Elayne Romoff.

Ce même élève est par la suite invité chez son enseignante afin de réaliser un travail de recherche. Mme Casaubon invite l’élève à passer la nuit chez elle. Vêtue d’une « camisole très légère », elle lui offre une bière, danse à nouveau de manière « suggestive » avec lui et lui ferait ensuite une fellation.

Le tout est par la suite suivi d’une relation sexuelle protégée par un condom, après quoi l’élève a passé la nuit chez son enseignante.

La victime dans cette affaire, dont un interdit de publication protège l’identité, n’aurait dénoncé son agresseur que des années plus tard. 

Mme Casaubon devrait se représenter devant le Tribunal le 16 septembre prochain, où une suggestion de peine commune pourrait être présentée à la juge Anne-Marie Lanctôt, indique La Presse.