Maxime Villeneuve, 32 ans, fait face à cinq accusations en lien avec l’agression survenue dans le stationnement du Cégep de Granby, jeudi midi.

Agression à Granby: cinq accusations contre un trentenaire

Un Gardangeois de 32 ans arrêté en lien avec l’agression survenue dans un véhicule garé dans le stationnement du Cégep de Granby, Maxime Villeneuve, fait face à cinq accusations, dont séquestration, menaces et voies de fait. La Sûreté du Québec, qui a hérité de l’enquête, poursuit son investigation et recherche un troisième individu qui serait aussi impliqué dans cette affaire.

C’est en boitant et vêtu d’une combinaison blanche que le suspect a été amené dans le box des accusés du palais de justice de Granby, vendredi après-midi. Cinq accusations criminelles ont été déposées contre lui en lien avec l’agression commise dans un camion de type pick-up jeudi midi. 

On l’accuse d’avoir séquestré et menacé sa présumée victime, un homme âgé de 52 ans qu’il connaît. Il s’agit d’un membre de sa famille. Les gestes qui lui sont reprochés se sont déroulés à Granby, mais aussi du côté de Saint-Hyacinthe, selon l’acte de dénonciation obtenu par La Voix de l’Est au tribunal. 

Rappelons que la victime a fait irruption ensanglantée au cégep en réclamant de l’aide. Transportée d’urgence à l’hôpital par les ambulanciers, elle souffre de blessures au cou et au menton infligées par une arme blanche, mais sa vie n’est pas en danger. Le quinquagénaire aurait d’ailleurs obtenu son congé de l’hôpital, selon des informations obtenues par le journal. 

Les policiers de Granby ont amorcé des recherches qui les ont d’abord conduits à une camionnette garée dans le stationnement, endroit où l’agression aurait été commise. Puis, ils ont repéré des traces de sang dans le stationnement d’une banque située à l’intersection des rues Principale et Centre. 

Hospitalisé, puis interrogé

L’enquête, qui a été transférée à la Sûreté du Québec en raison des niveaux de service, s’est soldée par l’arrestation du trentenaire à Ange-Gardien, tard jeudi soir. Blessé, il a été transporté par ambulance à l’hôpital. Après avoir obtenu son congé, il a été interrogé par les policiers du Service des enquêtes sur les crimes majeurs de la SQ.

Villeneuve est aussi accusé d’avoir omis de se conformer à deux ordonnances émises par le tribunal dans des dossiers antérieurs. Il devait entre autres résider au Toxi-co-Gîtes, un centre de traitement des dépendances situé à Upton. Il a aussi omis de garder la paix et d’avoir une bonne conduite. 

L’avocate qui l’a représenté lors de sa comparution, Me Geneviève Cardin, a demandé qu’une évaluation sur son aptitude à comparaître d’une durée de sept jours soit réalisée, ce à quoi a consenti la juge Julie Beauchesne. La représentante du ministère public, Me Laurence Bélanger, a quant à elle demandé et obtenu une ordonnance interdisant à l’accusé de communiquer avec sa présumée victime.

Villeneuve doit revenir au tribunal le 23 septembre. 

L’enquête policière se poursuit. On ignore encore le mobile de cette agression. Les policiers affirment toutefois qu’une troisième personne serait impliquée dans cette affaire, mais elle n’a toujours pas été arrêtée.