On voit ici une station météo similaire (lors d’un entretien) à celle que veut acquérir la RARCE.

Aéroport Roland-Désourdy: une destination plus «fiable et sécuritaire»

L’aéroport régional Roland-Désourdy est en voie de se doter d’une station météorologique à la fine pointe. Avant même de décoller, les pilotes pourront établir leur itinéraire en obtenant en direct, en tout temps, les conditions climatiques et atmosphériques à la piste de Bromont.

Au cours de la dernière année, plusieurs tragédies impliquant des avions sont survenues au Québec. Dans certains cas, la météo a pu jouer un rôle prépondérant dans ces écrasements. La Régie aéroportuaire régionale des Cantons-de-l’Est (RARCE) veut donc mieux s’outiller pour permettre aux pilotes d’obtenir ces renseignements cruciaux. 

« Un pilote de Rimouski qui veut s’en venir à Bromont le matin, même si notre personnel n’est pas présent, va pouvoir obtenir la météo instantanément. Ça rend la destination fiable et sécuritaire en aidant les pilotes à prendre les bonnes décisions en ayant un portrait plus global », a indiqué en entrevue le directeur général de l’aéroport Roland-Désourdy, Jean Langevin.

En ce moment, les seules informations disponibles, via le personnel de l’aéroport, sont la direction et la vitesse des vents et le calage altimétrique (pression atmosphérique). L’équipement convoité par la Régie, incluant les municipalités de Granby, Bromont et Cowansville, de type AWOS (Automated Weather Observation System) du fournisseur ANS, permet de transmettre la température, la visibilité, le point de rosée, le calage altimétrique, puis la mesure de hauteur des nuages (plafond). 

Les renseignements seront disponibles par fréquence radio ou via un numéro de téléphone. On pourrait, ultérieurement, y avoir accès sur un site Web et une application mobile, a mentionné M. Langevin. 

Le directeur général de l’aéroport Roland-Désourdy, Jean Langevin

Subvention

La valeur globale du projet, incluant l’achat, l’installation et l’entretien de l’équipement pour trois ans, est estimée à 318 000 $. Une demande de subvention a été déposée par la RARCE au Programme d’aide québécois pour les infrastructures aéroportuaires régionales, volet 1, chapeauté par le ministère des Transports du Québec. 

L’aide concerne la « réfection et l’amélioration des infrastructures et des équipements » liées aux pistes d’atterrissage. La contribution gouvernementale peut atteindre 50 % des coûts admissibles, jusqu’à un maximum de
15 millions de dollars.

Avis d’intention

Plutôt que de lancer un appel d’offres, conformément à la Loi sur les cités et villes, la Régie a émis un avis « visant à informer le secteur privé de son intention d’attribuer au fournisseur identifié un contrat de gré à gré. »

« Au lieu d’aller en appel d’offres, on a jugé, après une analyse de marché détaillée, qu’il y avait un seul fournisseur capable, au Canada, de nous fournir cet équipement certifié par Transport Canada », a expliqué le DG de l’aéroport. 

La date butoir pour répondre à l’avis est le 19 décembre. Si tout se déroule comme prévu, la station météo sera implantée à la mi-janvier. Selon Jean Langevin, les conditions hivernales pourraient faire en sorte que le projet se concrétise « au plus tard en mars ou avril ».