Les vols de plaisance ne représentent qu’une infime partie des activités de l’aéroport.

Aéroport Roland-­Désourdy: donner l’heure juste

La direction de l’aéroport Roland-­Désourdy a voulu remettre les pendules à l’heure, mercredi dernier, à la Ferme Héritage Miner, en y tenant une séance d’information pour expliquer ce que représentent réellement les activités commerciales de cette infrastructure située à Bromont.

« On entend souvent dire que c’est seulement un aéroport de plaisance alors que ce n’est pas la réalité », explique au téléphone le directeur général de l’aéroport Roland-­Désourdy, Robert Blais. Selon ses chiffres, les vols de formations et ceux des compagnies qui utilisent l’aéroport représentent en réalité près de 95 % des « mouvements » (décollages et atterrissages). 

Comme une autoroute

Robert Blais était notamment accompagné de Romain Girard, directeur général du Conseil des aéroports du Québec. Celui-ci a expliqué qu’il ne fallait pas considérer un aéroport comme une entreprise normale. « C’est comme une autoroute. Elle n’est pas rentable comme telle, mais c’est ce qu’elle permet de véhiculer qui la rend intéressante », indique M. Blais, rapportant ainsi les propos de M. Girard.  

Il prend pour exemple l’entreprise Fabritech de Bromont. « L’aéroport leur a permis de signer des contrats avec les Américains et il y a beaucoup d’autres cas comme celui-ci », observe-t-il.

La soirée s’est déroulée sous la forme de jeu-questionnaire dont les réponses devaient servir à rectifier certaines croyances. Au total, une soixantaine de personnes y ont assisté dont la presque totalité des élus de Cowansville, Bromont et Granby. Rappelons que les trois municipalités participent au financement de l’aéroport. 

La mairesse de Cowansville et présidente de la Régie aéroportuaire régionale des Cantons-de-l’Est, Sylvie Beauregard, croit que la rencontre a permis de « déboulonner les mythes ». « On a pu vraiment voir l’aéroport comme un outil de développement économique », souligne-t-elle.   

Plus pour leur argent

« Au départ, les trois villes finançaient la moitié du budget d’exploitation de l’aéroport Roland-Désourdy. La même cotisation correspond maintenant à seulement 30 % du budget. Ils en ont plus pour leur argent ! », estime Robert Blais. 

Une douzaine d’entreprises sont déjà installées sur le site de l’aéroport, en plus de celles s’en servant régulièrement.