Jean Plaisance et Lucie Pelletier scrutent régulièrement un tronçon de route qu’ils ont choisi pour y ramasser les détritus, dans le cadre du projet « Adopter un chemin ».

Adopter un bout de chemin à Lac-Brome

Une vingtaine de résidents de Lac-Brome ont « adopté » un bout de chemin. Tout en marchant, ils scrutent régulièrement un tronçon de route qu’ils ont choisi pour y ramasser les détritus. Le projet « Adopter un chemin » est toutefois à la recherche de bénévoles supplémentaires pour étendre l’initiative plus largement dans les différents secteurs de la municipalité.

Adopter un chemin est une initiative de Marc Pelletier, citoyen engagé de longue date dans la préservation de l’environnement à Lac-Brome.

« Cela fait des années que j’y pense. Depuis trois ans, j’organise la corvée de nettoyage annuelle avec d’autres citoyens et il y a une très belle énergie. Au lendemain de la corvée cette année, j’ai un couple d’amis, Benoit Lemay et Claire Frenette, qui m’a contacté en me disant qu’ils marchent déjà tous les jours et qu’ils souhaitaient avoir un dossard pour continuer régulièrement », explique M. Pelletier.

Le projet est calqué sur un programme déjà bien établi aux États-Unis. Les vacanciers qui fréquentent le pays de l’Oncle Sam ont probablement déjà remarqué les écriteaux « Adopt-a-highway ». Celui-ci permet à un groupe communautaire de donner son nom à un tronçon de route contre des efforts réguliers de nettoyage.

À Lac-Brome, pas question de donner le nom des routes aux bénévoles du programme. Ceux-ci peuvent toutefois compter sur le soutien de la municipalité qui a accepté via la collaboration de Marc Pelletier de distribuer des dossards afin de garantir leur visibilité et leur sécurité.

Selon les calculs de M. Pelletier, entre 7 et 8 % des 275 kilomètres de routes et chemins de Lac-Brome sont déjà pris en charge par des bénévoles.

« Ce n’est pas nécessaire d’y aller tous les jours, explique Jean Plaisance, qui a adopté le chemin Argyll entre la route 243 et les limites de la municipalité de Bolton-Ouest. Moi j’y suis allé une fois ramasser et je vais y retourner au courant de l’été. »

« L’idée, c’est d’y aller assez rapidement pour éviter que les déchets se dégradent dans l’environnement, ajoute Lucie Pelletier, qui s’est jointe au mouvement il y a une semaine. Cela permet aussi de trier les déchets entre ce qui est recyclable et ce qui ne l’est pas, sinon tout devient contaminé. »

Éducation

En s’impliquant ainsi, les bénévoles du projet espèrent que leurs efforts contribueront à éduquer les gens qui continuent de jeter leurs détritus par les fenêtres lorsqu’ils circulent sur les routes.

« Honnêtement, je ne pensais pas que les gens faisaient encore ça, confie Jean Plaisance. On voit qu’il y a des gens qui boivent encore en conduisant et qui jettent leur bouteille par la fenêtre avant d’arriver à la maison pour que ça ne se sache pas. Aussi, on retrouve beaucoup de verres à café, notamment sur la route 104 près du nouveau Tim Hortons. Les gens finissent leur café sur la route et le jettent en conduisant », analyse M. Plaisance.

Et c’est sans compter les plus gros rebus, comme des pneus, qui ont été retrouvés par des bénévoles il y a quelques jours.

« À ce moment, les gens peuvent me contacter et je fais le lien avec les travaux publics de la Ville pour qu’ils viennent les ramasser », explique Marc Pelletier.

Le coordonnateur du projet n’est pas utopiste : il reconnaît que l’ensemble des routes de la municipalité ne pourra pas être surveillé par des bénévoles. Par faire une plus grande différence, il souhaite toutefois augmenter le nombre de personnes impliquées dans l’initiative.

Pour mieux coordonner les efforts citoyens, Marc Pelletier conseille aux intéressés de communiquer avec lui pour se joindre au groupe via l’adresse courriel actionlacbrome@gmail.com.