Le Spectacle et salon aérien des Cantons-de-l'Est débute vendredi.

Acrobaties et emplois à profusion

Dès vendredi, le ciel se remplira d'avions et d'hélicoptères de toutes sortes à l'occasion du Spectacle et salon aérien des Cantons-de-l'Est, qui se tient tout au long du week-end à l'aéroport Roland-Désourdy. Tout a été mis en oeuvre pour en faire un événement hors du commun et que tout ce qui entoure l'aviation soit abordé.
« Ce spectacle va être extraordinaire parce que, même si vous avez l'habitude de voir des spectacles aériens et que vous êtes un passionné, on n'a pas pu choisir entre celui du CF18 et les Snowbirds. Donc on a pris les deux! », a annoncé mercredi en conférence de presse Alexis Étienne, directeur général de l'événement. 
Le CF18 qui sera en spectacle vendredi et samedi a fait le tour du monde. Ses couleurs en l'honneur du 150e de la Confédération canadienne en ébahiront plus d'un, nous dit-on.
« Au goût de plusieurs passionnés, dont moi, c'est la plus belle couleur que le CF18 a jamais eue!, assure M. Étienne. On va avoir le démarrage du moteur du CF18 qui va quasiment être à portée de main du public. Au niveau des snowbirds, on va avoir droit à l'intégralité du spectacle parce que la météo est de notre côté. En plus de ces deux voltigeurs incroyables, on va avoir des voltigeurs civils avec l'équipe des Yak Attack, dont des vols en formation avec des appareils asiatiques militaires, et on va avoir Martin Hivon avec un Bi-plan qui fait des choses incroyables. On aura aussi un show aérien de planeur. »
Puisque le CF-18 et les Snowbirds sont attendus dimanche à Ottawa - ils quitteront Bromont vers l'heure d'ouverture du site -, l'organisation a prévu des spectacles aériens différents pour continuer les festivités. Les visiteurs pourront faire des tours d'avion ou d'hélicoptère payants, et même prendre les commandes avec un instructeur. 
Ils embauchent
S'il y en a un de passionné, c'est bien Alexis Étienne, devenu instructeur de vol cette année. Il a même traversé l'Atlantique, il y a six ans pour profiter du dynamisme de la région de Montréal en matière d'aéronautique. Un dynamisme tel que les entreprises du domaine font face à une pénurie de main-d'oeuvre. M. Étienne a été embauché par deux écoles d'aviation moins de 24 heures après avoir réussi ses examens d'instructeur. 
Pour le volet salon Aéro Emploi de l'événement, « on s'était fixé comme objectif d'avoir, sur le terrain, 600 emplois à afficher. Au final, mercredi matin, on est arrivé à 1000 postes à pourvoir. Chaque année, il y a 2000 départs du milieu aéronautique et on en a 800 qui rentrent. En termes de chiffres, c'est parlant. On est en sous-effectifs et, en plus, on a une hausse du trafic aérien. Toute la zone environnante autour de Montréal, c'est la capitale aéronautique mondiale. »
À Bromont, des  entreprises pourront embaucher sur-le-champ un candidat qui répond aux exigences, dit le DG. «C'est le but de notre salon. On ne fait pas juste notre show off de montrer les compagnies. »
Des écoles seront également sur place pour recruter. 
Le salon se tiendra tout au long de l'événement, dès l'ouverture des portes jusqu'à leur fermeture, vendredi, samedi et dimanche.
Deux présidents d'honneur
Normand Brathwaite et le jeune Nathan Martin, cadet de l'air à Cowansville, sont les présidents d'honneur de l'événement. Le premier a toujours rêvé d'être pilote et le deuxième plane régulièrement. 
« J'adore l'aviation. Je ne pilote pas, c'est mon épouse qui pilote, souligne en entrevue l'animateur de Belle et Bum et de Piment fort. Je suis un maniaque de l'hélicoptère, mais aussi de l'aviation en général parce que quand j'étais petit je voulais être pilote d'avion. Mon père m'a découragé parce que j'étais trop petit. Effectivement, à l'époque, il fallait être grand parce que les avions étaient plus durs à manoeuvrer. Faque je suis allé en théâtre », ajoute-t-il en riant. 
Normand Brathwaite aime aussi voir les appareils de près, ce qu'il n'est plus possible de faire avec les vols commerciaux. Il profitera donc de l'événement pour se rincer l'oeil devant les appareils exposés.
Quant au sergent Martin, âgé de 14 ans, il a découvert sa vocation de pilote lors du dernier spectacle aérien à Bromont, en 2014. En s'engageant chez les cadets de l'air de Cowansville, il s'est assuré d'aller chercher les outils pour atteindre son but. Il a déjà pris les commandes de planeurs et d'avions à moteur. Le jeune Granbyen souhaite être pilote de chasse dans l'Aviation royale canadienne.
Granby Industriel présent au salon
Pas moins d'une centaine d'emplois manufacturiers, notamment en aéronautique, sont actuellement offerts à Granby. Et l'organisme Granby Industriel sera présent au premier Salon de l'emploi aéronautique à Bromont, ce week-end, afin d'en faire la promotion. 
« On a réuni certaines entreprises du secteur aéronautique qui ont des besoins au niveau de l'embauche, et on a une section dédiée à Granby dans le cadre du Salon de l'emploi avec des kiosques des entreprises qui participent, plus un kiosque pour nous », explique Éric Tessier, directeur du développement industriel chez Granby Industriel. 
Les postes à pourvoir sont variés, mais plusieurs emplois de machinistes, d'opérateurs, de programmeurs, de techniciens en génie industriel et génie mécanique sont offerts, indique M. Tessier. Tous secteurs confondus, ce sont pas moins de 100 emplois qui sont actuellement offerts dans le secteur manufacturier à Granby. 
« La croissance de certaines entreprises explique en partie les postes qui sont actuellement offerts. Il y a aussi constamment la problématique de recrutement de la main-d'oeuvre spécialisée. Ce n'est pas seulement à Granby. C'est de plus en plus un défi pour les entreprises au Québec, considérant le faible taux de chômage, de recruter des gens pour des métiers spécialisés », explique le directeur du développement industriel, précisant qu'on compte 16 entreprises en aéronautique à Granby. 
Ce premier salon organisé dans le cadre du spectacle aérien constituait une opportunité que l'organisme ne pouvait laisser filer. « C'est l'occasion encore une fois d'appuyer les entreprises et de bien faire valoir les emplois qui sont actuellement disponibles à Granby, mentionne M. Tessier.
À la dernière édition, il y avait eu plus d'une trentaine de mille de visiteurs. C'est sûr que ça donne un beau rayonnement. Et pour nous, toutes les occasions pour attirer de nouvelle main-d'oeuvre à Granby et faire valoir les emplois disponibles sont toujours intéressantes. » Karine Blanchard