Après avoir visionné le documentaire <em>Demain</em>, il y a trois ans, Marie-Lou Guévin et son conjoint, Gabriel Bourgeois, ont décidé de parfaire leurs habitudes de consommation. On les voit ici en compagnie de leurs deux filles, Lili-Fréderic et Clara-Rose.
Après avoir visionné le documentaire <em>Demain</em>, il y a trois ans, Marie-Lou Guévin et son conjoint, Gabriel Bourgeois, ont décidé de parfaire leurs habitudes de consommation. On les voit ici en compagnie de leurs deux filles, Lili-Fréderic et Clara-Rose.

Achat local: un défi à la fois

Roxanne Caron
Roxanne Caron
La Voix de l'Est
Le mode de vie de Marie-Lou Guévin et sa famille est un exemple de réussite en matière d’achat local. Chaque année, la Roxtonaise s’impose un défi pour améliorer ses habitudes de consommation, le tout en adéquation avec l’environnement. 

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S’il lui est parfois difficile de résister à la tentation d’acheter dans des chaînes américaines, Marie-Lou se rappelle les raisons qui la poussent à s’approvisionner dans la région. « C’est un choix qu’il faut refaire continuellement », dit-elle.

« Même si c’est important pour moi, c’est difficile parce que je suis tout le temps soumise à la tentation de la facilité. Il faut que je me parle », lâche-t-elle.

Après avoir visionné le documentaire Demain, il y a trois ans, Marie-Lou et son conjoint, Gabriel Bourgeois, ont décidé de parfaire leurs habitudes de consommation.

« On a réalisé que là où on avait le plus d’impact c’était en tant que consommateur, en choisissant d’encourager les entreprises d’ici. »

Depuis, la famille s’impose des défis annuels. Bien que sa garde-robe soit composée à 75 % de vêtements québécois ou usagés, Marie-Lou se promet qu’elle n’achètera aucun vêtement neuf cette année.

À ses yeux, acheter local n’est rien de moins qu’un mode de vie : « il faut accepter que l’on payera un peu plus cher et que ça va nous prendre plus de temps à faire nos commissions, car on ne trouve pas nécessairement tout à une seule place. »

Et si un aliment est plus difficile à trouver, pourquoi ne pas le cultiver chez soi ? « Il n’y a pas plus local que de faire pousser sur notre terrain », dit-elle.

Avec son potager de 10 000 pieds carrés, Marie-Lou arrive à atteindre l’autonomie alimentaire pour ce qui est des légumes racines. Elle a même planté du lin, du quinoa et des edamames.

Avec son potager de 10 000 pieds carrés, Marie-Lou arrive à atteindre l’autonomie alimentaire pour ce qui est des légumes racines.

Elle a même planté du lin, du quinoa et des edamames. Ses poules l’approvisionnent également des œufs chaque jour.

« Il faut être prêts à y mettre du temps. C’est pour ça que ça devient un mode de vie. Mon conjoint met le plus de temps à jardiner et moi, je cuisine et je conserve ! », explique-t-elle.

Pas à pas

Faire un virage comme le sien doit d’abord partir d’une motivation claire, croit-elle, et « pas juste parce que c’est in de le faire en ce moment ».

À ceux qui aimeraient faire le grand saut, Marie-Lou conseille d’y aller pas à pas. « Pour nous, le plus facile, ça a été d’acheter notre viande à notre boucherie locale. C’est par ça qu’on a commencé. »

Une fois qu’une habitude est intégrée, il ne suffit que de passer à la suivante.

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SES ADRESSES PRÉFÉRÉES

— Entretien ménager : Nettoyants Lemieux

— Produits de beauté : La Savonnerie des Dilligences

— Vêtements : Message Factory et la Friperie du village de Racine

Viande : Boucherie tendres bouchées à Roxton Pond et Ferme Les Voltigeurs à Drummondville

— Yogourt et crème glacée : Laiterie Chalifoux, Laiterie Coaticook et Laiterie Chagnon