Alex Lacasse Deaudelin n'a pas laissé paraître d'émotion en écoutant le récit des témoins de la poursuite.

Accusé d'avoir tué sa colocataire: Lacasse Deaudelin subit son enquête préliminaire

Les circonstances tragiques entourant la mort de Caroline Choinière, survenue le 11 janvier dernier à Granby, ont été décrites au palais de justice, mardi.
L'accusé, Alex Lacasse Deaudelin, 26 ans, a subi son enquête préliminaire pour meurtre non prémédité. Les cheveux très courts, corpulent et portant un chandail bleu pâle, il n'a pas laissé paraître d'émotion en écoutant le récit des témoins de la poursuite. Il est détenu depuis son arrestation, quelques heures après le crime.
Neuf témoins, soit sept policiers et deux civils, doivent défiler devant le juge Érick Vanchestein, de la Cour du Québec. Après quoi le magistrat déterminera s'il y a lieu d'aller à procès et quand.
Arrestation
Les agents de la paix ont formé l'essentiel des témoignages entendus mardi. Répondant aux questions de Me Geneviève Crépeau, de la Couronne, ils ont expliqué la curieuse façon avec laquelle ils ont arrêté l'accusé et décrit l'appartement que la victime et lui partageaient sur l'avenue du Parc. C'est là que le corps de la femme de 45 ans a été retrouvé.
Ils ont précisé l'état du cadavre et fait état de messages laissés par l'accusé. Le contenu de ces témoignages est cependant interdit de publication.
Alex Lacasse Deaudelin est aussi accusé de possession de drogue. Selon les informations recueillies dans les jours suivant le crime, il souffrait de problèmes psychiatriques et de toxicomanie. Il a toutefois été déclaré apte à comparaître. Il a déjà été accusé de voies de fait dans le passé.
Défense
Par ses questions, Me Patrick Fréchette, de la défense, a semblé se diriger vers une défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux. Il n'a pas confirmé cette éventualité.
«On évalue toutes les options pour notre client, on est encore à l'étape de l'enquête préliminaire», a dit l'avocat.
La fille de la victime, Maude Choinière, a assisté à l'audience. Elle s'est dite satisfaite du déroulement, mais appréhende les détails morbides. Elle s'est aussi dite intriguée par l'apparente apathie de l'accusé.
«Ça me fait quelque chose de sentir qu'il a l'air indifférent, a dit la jeune femme. Je me demande s'il est conscient de ce qu'il a fait.»