Accusé d’avoir agressé quatre femmes droguées

Un individu qui aurait agressé sexuellement des femmes alors qu’ils se trouvaient dans un état de consommation de stupéfiants se trouve maintenant devant la justice.

Samuel Bourque de Magog a comparu à partir du Centre de détention de Sherbrooke, jeudi, pour faire face à 19 accusations. L’individu de 22 ans est accusé d’agressions sexuelles et d’avoir administré des drogues dans le but de commettre une agression sexuelle sur les quatre victimes alléguées. Sur l’une d’entre elles, il est accusé d’agression sexuelle armée, de voyeurisme, d’avoir partagé des images intimes sans consentement, de vol et de fraude. 

Les accusations portées s’échelonnent de janvier 2015 à septembre 2019 pour une première plaignante, d’avril 2016 à décembre 2017 pour une autre et entre janvier 2018 à l’automne 2019 pour les deux autres victimes alléguées.

Bourque a été arrêté, mercredi, par la Régie de police de Memphrémagog avant de comparaître par visioconférence, jeudi, devant le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

L’enquête concernant l’individu de 22 ans a commencé en février dernier à la suite de la première dénonciation. 

Jusqu’à maintenant, ce sont quatre victimes alléguées qui ont porté plainte contre lui.

« Ce sont des femmes d’âge majeur qui connaissaient le suspect. La façon d’agir du suspect était de droguer ses victimes et ensuite ils les agressaient sexuellement », explique par voie de communiqué la lieutenant Nathalie Fréchette de la Régie de police de Memphrémagog.

La procureure aux poursuites criminelles Me Laila Belgharras s’est opposée à la remise en liberté de Samuel Bourque.

L’accusé ne possède pas d’antécédent judiciaire. Son avocat Me Marc-André Champagne de l’aide juridique a reporté le dossier à vendredi.

« Ma collègue m’a remis les chefs d’accusation. Je veux mettre la main sur la preuve et la consulter. Il y a des garanties que je veux valider et que je suis prêt à offrir pour la remise en liberté de mon client », a expliqué au tribunal Me Champagne.

Une ordonnance de non-publication a été demandée pour empêcher de diffuser toute information permettent d’identifier les victimes. Samuel Bourque ne pourra pas non plus communiquer avec les victimes alléguées.  

La Régie de police de Memphrémagog invite les personnes qui pourraient avoir été victimes de cet individu à communiquer avec l’enquêteur Christian Paquin au 819 843-3334, poste 224.