Selon le juge, Scott Edward Mayes représente «un danger pour la société».

Accusé d'agression sexuelle et de pornographie juvénile: Scott Edward Mayes reste en prison

Pour ses déclarations, la gravité des crimes reprochés et la faiblesse des garanties offertes pour sa libération, le tribunal a refusé, hier, de remettre en liberté un présumé pédophile de 43 ans.
Scott Edward Mayes est accusé de possession, de production de pornographie juvénile et d'agression sexuelle d'une mineure. Il représente «un danger pour la société», a déclaré le juge Serge Champoux dans sa décision. Le Bedfordois a admis s'être reconnu sur une vidéo saisie chez lui et le montrant en train d'agresser sexuellement une fillette de cinq ans. Le document remonterait à 2005.
L'accusé ne se reconnaît non plus aucune déviance et prétend que c'est sa jeune victime qui l'a «séduit». «Cela me préoccupe qu'il habite dans un secteur où il y a des enfants», a ajouté le magistrat. Finalement, l'épouse de M. Mayes a livré un témoignage peu convaincant quant à sa capacité à surveiller son mari. «Elle n'est pas une personne qui peut rassurer la cour», a dit le juge. 
Appelée à la barre en matinée, la femme de 52 ans a dit ignorer que son époux collectionnait de la porno juvénile et refuse de croire qu'il ait pu abuser d'une enfant. «Je ne peux pas croire qu'il ait fait ça, a dit Nancy. Nous sommes ensemble depuis 18 ans. Il n'est pas comme ça.»
Confrontée à des images provenant de la vidéo, elle a indiqué que «cela ne lui ressemble pas». «Je ne sais pas, peut-être que ça a été fabriqué. Je ne peux pas croire que c'est le pénis de mon mari que je vois ici.»
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