Le dépôt d’accusations contre M. Barnes laisse entrevoir un possible avancement dans le dossier de Geneviève Piacentini, souligne sa fille Anne Castaigne.

Accusations déposées contre Alan Barnes: «ça ne répare pas les dommages»

La famille de Geneviève Piancentini, cette sexagénaire de Rougemont violemment attaquée par deux chiens à Saint-Césaire, en juillet dernier, ne se réjouit pas des accusations portées contre Alan Barnes, le propriétaire des chiens ayant infligé d’importantes blessures à Dominique Alain, une joggeuse de Potton.

« Nous sommes mitigés, confie la fille de la victime rougemontoise, Anne Castaigne. De voir des accusations portées contre quelqu’un, ça ne fait plaisir à personne. On aurait préféré voir des mesures pour prévenir ce genre d’événement être mises en place. »

La famille est néanmoins favorable à ce que les maîtres de chiens agressifs fassent face aux conséquences des attaques perpétuées par leurs animaux de compagnie. « Mais ça ne répare pas les dommages qui ont déjà été faits », précise Mme Castaigne. 

N’empêche, le dépôt d’accusations contre M. Barnes laisse entrevoir un possible avancement dans le dossier de Mme Piacentini. Pour l’instant, le propriétaire des deux chiens ayant attaqué la dame avant d’être euthanasiés ne fait face à aucune accusation. 

« De notre côté, c’est toujours chez le procureur et ça suit son cours. Si on compare avec le cas de Potton, il a fallu six mois d’enquête pour en arriver au dépôt des accusations, indique Mme Castaigne. Pour notre part, ça ne fait que quatre mois. »

La Rougemontoise a profité de l’occasion pour donner des nouvelles de sa mère, dont la guérison sera « très longue » et qui tente toujours d’être indemnisée par l’IVAC. « C’est surtout la douleur qui est difficile à gérer, explique Anne Castaigne. Elle en conservera des séquelles chroniques. »

Attaquée par-derrière, une partie de son crâne avait littéralement été scalpée ; elle avait aussi subi des lacérations profondes à l’un de ses bras. Si Mme Piancentini avait évité de peu l’amputation, son état avait néanmoins nécessité une greffe de peau.