De l’accompagnement spirituel était déjà offert par les intervenants psychosociaux du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, mais un projet pilote permettra des rencontres plus substantielles et, surtout, à domicile.

Accompagnement spirituel en fin de vie: la Haute-Yamaska accueille un projet pilote

Un service d’accompagnement spirituel, mais non religieux, est maintenant offert à domicile pour les usagers du CIUSSS de l’Estrie CHUS en Haute-Yamaska. À l’extérieur de la métropole, il s’agit d’une première au Québec.

Ce type de soutien est de plus en plus demandé, souligne Maryse Trudeau, directrice adjointe aux services dans le milieu, services post-aigus spécialisés gériatriques à la Direction du programme de soutien à l’autonomie des personnes âgées.

« Considérant le volume intéressant de personnes qui veulent vivre leur fin de vie à domicile en Haute-Yamaska, on trouvait ça intéressant d’offrir ce service », a indiqué Mme Trudeau.

De l’accompagnement spirituel était déjà offert par les intervenants psychosociaux du CIUSSS, mais ce projet pilote permettra des rencontres toujours gratuites mais plus substantielles et, surtout, à domicile. Pour ce faire, le CIUSSS de l’Estrie - CHUS s’est associé à la Fondation Jeanne-Mance, un organisme basé à Montréal et spécialisé dans ce type d’accompagnement.

« Les gens de la fondation ont une formation, des stratégies qui permettent l’échange, des réflexions, et elle offre du soutien pour les personnes qui entourent la personne en fin de vie », ajoute Mme Trudeau.

« Nous apprécions leur approche humaniste et cela nous permet de donner un plus à notre clientèle concernée. »

Climat de paix

Titulaires d’une formation universitaire, les intervenants en soins spirituels agissent « en complémentarité avec l’équipe de soins », précise le CIUSSS. Ils contribuent à faire de la fin de vie un moment où règne « un climat de paix, de sérénité et de dignité en tenant compte du contexte global de la personne ».

« En fin de vie, on se retrouve souvent avec un besoin de vouloir parler, de faire une réflexion sur la fin de sa vie, mentionne la directrice adjointe. Cela aide à accepter la maladie et de bien vivre ce moment assurément difficile. Le service est aussi offert aux proches, très précieux dans cette situation. »

Si le projet pilote fonctionne bien, il pourrait être implanté ailleurs dans les Cantons-de-l’Est, a souligné Mme Trudeau.