Un soudeur âgé de 50 ans, Marcos Gonzales, a perdu la vie à la suite d’un accident de travail survenu mardi soir dans l’usine Ezeflow de Granby.

Accident de travail mortel à Granby: onde de choc chez Ezeflow

Un soudeur âgé de 50 ans a succombé à ses blessures à la suite d’un accident de travail survenu chez Ezeflow, une entreprise située dans le parc industriel de Granby. La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) fait enquête pour déterminer ce qui a entraîné la tragédie.

« Tout le monde est sous le choc, a confié Daniel Lacroix, le vice-président exécutif de l’entreprise granbyenne, mercredi midi, lors d’une conférence de presse. Nos pensées accompagnent la famille, les amis, les collègues de Marcos Gonzales dans cette épreuve qui est tragique pour nous tous. » 

L’accident de travail s’est produit dans la section soudure de l’usine de la rue André-Liné, mardi soir, vers 19h. La victime, Marcos Gonzales qui était à l’emploi de l’entreprise depuis 2013, se trouvait sur une plateforme élévatrice en hauteur lorsque celle-ci a basculé, explique Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby. 

Le travailleur a alors été projeté au sol. Personne n’a été témoin de la scène, mais un de ses collègues a rapidement constaté l’accident et a alerté les secouristes. Les paramédics sont intervenus et ont transporté la victime au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke où son décès a été constaté plus tard dans la nuit. 

L’événement a ébranlé les collègues de la victime originaire du Honduras. « C’est quelqu’un qui était apprécié de tous ses collègues de travail. C’est une bonne personne, un bon employé, quelqu’un qui collaborait avec tout le monde, qui était là toujours pour aider les autres, ce qui augmente le niveau de deuil de chacun. Je suis d’accord avec sa conjointe à qui j’ai parlé plus tôt ce matin: c’est une bonne personne. Quelqu’un de bien. » 

« Nous souhaitons faire la lumière sur la chaîne des événements qui ont mené à ce tragique accident dans l’objectif de minimiser les risques que ça se reproduise et ainsi, assurer la sécurité de tous les employés. »

Daniel Lacroix, vice-président exécutif d’Ezeflow

Une cellule d’aide psychologique a été mise en place au sein de l’entreprise qui emploie 200 personnes. 

Le vice-président exécutif d’Ezeflow, Daniel Lacroix, et le vice-président aux ressources humaines, affaires juridiques et communications de l’entreprise, Claude Bérard, ont rencontré les médias, mercredi, à la suite de l’accident qui a coûté la vie à l’un de leurs travailleurs.

Enquêtes

À la suite de l’accident, les activités de production ont été arrêtées. L’entreprise, qui collabore avec la CNESST et le service de police, a déjà mis en place certaines mesures. « On a immédiatement cessé les opérations de soudure, évidemment sur cet équipement et les équipements de même nature de l’entreprise. L’inspecteur de la CNESST qui est intervenu mardi soir nous a demandé de faire exactement ce qu’on avait déjà fait », explique Claude Bérard, vice-président aux ressources humaines, affaires juridiques et communications chez Ezeflow. 

« Nous souhaitons faire la lumière sur la chaîne des événements qui ont mené à ce tragique accident dans l’objectif de minimiser les risques que ça se reproduise et ainsi, assurer la sécurité de tous les employés », a indiqué M. Lacroix, précisant que c’est la première tragédie à survenir dans l’histoire de l’entreprise. 

« On est en train de décortiquer le fil des événements, mais ce qu’on peut comprendre maintenant c’est que Marcos était sur un appareil de levage qui était calibré et certifié pour faire ce travail-là. Il était formé pour faire ce travail-là. L’appareil a basculé, causé par un mouvement des appareils qui sont autour. La bascule de l’appareil a causé sa chute et il est tombé sur le sol », a poursuivi le vice-président exécutif. 

L’entreprise a fait savoir qu’elle n’attendrait pas les conclusions de l’enquête menée par la CNESST pour apporter des correctifs ou des modifications qui assureront davantage de sécurité aux travailleurs. « On n’attendra pas la fin du rapport de la CNESST pour se poser les bonnes questions et voir s’il y a des choses qu’on peut faire entretemps pour améliorer la situation ou la sécurité de certains secteurs, ou ce secteur-là en particulier », a assuré M. Lacroix. 

« Il y a des choses qui ont déjà été identifiées qui devraient être faites. Ça doit être mis en ligne avec les ordonnances et la satisfaction de la commission. On s’est engagé à prendre certaines mesures auprès de la commission et ça sera corrigé selon leurs besoins, selon ce qu’ils auront identifié », a renchéri M. Bérard.

Les activités devraient reprendre jeudi. L’appareil impliqué dans la tragédie ne sera pas remis en service, a précisé M. Bérard. « Pour l’instant, la machine impliquée dans l’accident est arrêtée de façon définitive, jusqu’à ce que notre enquête et leur enquête soient terminées. »

Le coroner a également été saisi du dossier.