Le cabinet d’audiologie Laflamme et associés a reçu le prix Orange de la Dynamique des handicapés de Granby pour ses efforts visant à faciliter l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.
Le cabinet d’audiologie Laflamme et associés a reçu le prix Orange de la Dynamique des handicapés de Granby pour ses efforts visant à faciliter l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

Accessibilité: le cabinet Laflamme et associés reçoit le prix Orange

Mickael Lambert
Mickael Lambert
La Voix de l'Est
L’organisme la Dynamique des handicapés de Granby et région (DHGR) a décerné son prix Orange au cabinet d’audiologistes Laflamme et associés, mardi. La récompense remise annuellement vise à souligner les efforts mis en place afin de faciliter l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

En déménageant dans ses locaux actuels du boulevard Leclerc il y a sept ans, les associés de l’entreprise se sont assuré de l’accessibilité de leur cabinet pour leur clientèle. 

Le cabinet d’audiologie possède en effet deux places de stationnement réservées aux handicapés de même qu’une toilette adaptée à l’intérieur, souligne la coordinatrice de la Dynamique des handicapés (DHGR), Marie-Christine Hon.

Selon l’associée de la clinique Suzanne Laflamme, ces installations adaptées pèsent dans la balance lorsque vient le temps pour leur patient d’adopter leur clinique. 

« Notre clientèle est vieillissante et nous devons nous adapter à leurs besoins. Simplement le fait d’avoir un stationnement accessible peut affecter leur choix de venir chez nous plutôt que dans d’autres cliniques. Il y a gens qui nous l’ont déjà souligné », assure Mme Laflamme. 

C’est la DHGR qui a choisi le cabinet d’audiologie après avoir visité plusieurs commerces de Granby. « Il n’y a pas de candidatures, c’est vraiment notre organisme qui fait les démarches », indique Mme Hon.

Le commerce s’est vu remettre une plaque créditant son prix de même qu’un autocollant pour en faire la promotion. 

Le prix Orange se veut un clin d’œil aux prix citrons qui sont parfois décernés au pire candidat d’une catégorie. La DHGR préfère toutefois souligner les bons coups plutôt que les derniers de classe.

Faire mieux

La coordonatrice de l’organisme Marie-Christine Hon estime qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour que tous les commerces soient accessibles pour les personnes à mobilité réduite.

Elle avoue qu’il est difficile de trouver des commerces pour décerner le prix Orange annuellement. 

« Il n’y a rien qui oblige un commerce privé à s’adapter aux personnes à mobilité réduite. S’ils le font, c’est parce qu’ils sont conscientisés. Les entrepreneurs font encore souvent le calcul entre les coûts et les bénéfices d’adapter leur commerce et préfèrent ne pas faire de travaux qui peuvent s’élever rapidement à plusieurs milliers de dollars », observe-t-elle.

La DHGR est aussi témoin d’entrepreneurs qui décident de faire un effort, mais avec un résultat peu adapté.

« Des rampes trop serrées pour virer en fauteuil roulant, c’est courant, reconnaît le secrétaire-trésorier de l’organisme Patrice Perreault. Il y a même un commerce qui a bloqué l’accès à sa rampe pour éviter que les jeunes s’en servent pour faire du skateboard. »

L’organisme invite ainsi les propriétaires à installer un bouton-poussoir pour ouvrir la porte du commerce et à élargir les places de stationnement pour handicapés. « L’idée c’est que les personnes à mobilité réduite gardent un maximum d’autonomie », rappelle la vice-présidente du DHGR, Johanne Carrier. 

Sa collègue Marie-Christine Hon estime toutefois qu’il y a un début de prise de conscience et fonde beaucoup d’espoir sur la réfection du centre-ville de Granby. Elle espère que les commerçants en profiteront pour rendre leurs locaux plus accessibles. 

Le maire supplément Robert Riel rappelle que des programmes de subventions existent au niveau municipal et provincial pour les rénovations visant l’accessibilité. 

Tous à risque

Jeunes ou moins jeunes, Marie-Christine Hon rappelle que tous sont à risque de vivre avec un handicap. « Si je me casse une jambe demain, je serai momentanément handicapée », illustre-t-elle. 

Avec la population vieillissante, elle estime que l’accessibilité s’imposera davantage comme un enjeu à Granby dans les prochaines années. 

« Ce n’est pas seulement des personnes en fauteuil roulant, ce sont aussi des personnes âgées qui ne peuvent pas marcher beaucoup et qui ont besoin de locaux accessibles », ajoute Suzanne Laflamme.