En raison de la présence de plantes aquatiques exotiques envahissantes, le lac Waterloo fera l’objet de restrictions tout l’été.
En raison de la présence de plantes aquatiques exotiques envahissantes, le lac Waterloo fera l’objet de restrictions tout l’été.

Accès restreint au lac Waterloo

Le lac Waterloo a besoin d’air. Pour contrer la prolifération du myriophylle à épis, l’heure est aux mesures concrètes.

Ainsi, la municipalité et les Amis du bassin versant du lac Waterloo (ABVLW) passent à l’action, en interdisant la circulation dans les zones du lac fortement envahies. Des bouées nautiques ont été mises en place pour délimiter les endroits où les embarcations n’ont plus accès. «Cette restriction s’applique à tous les types d’embarcations, incluant celles à moteur, précise le responsable des communications à la Ville, Mathieu St-François. Si on ne fait rien, la situation ne fera qu’empirer.»

Selon lui, le myriophylle est surtout présent en bordure de la rive, près de «l’exutoire» du secteur Shefford et dans la zone de la rivière Yamaska Nord.

Les autorités installeront prochainement des affiches pour aviser les citoyens et les plaisanciers de la présence de cette plante aquatique exotique envahissante (PAEE) et des secteurs à éviter. Ces panneaux seront présents à la rampe de mise à l’eau et au kiosque de location d’embarcations de la plage municipale de Waterloo.

La descente de bateau n’est d’ailleurs temporairement accessible qu’aux résidants de Waterloo et de Shefford. Pour avoir accès à la clé, ceux-ci devront acquitter des frais de 10 $ pour la saison estivale. Les procédures sont disponibles sur le site Internet de la Ville de Waterloo, dans la section loisirs/plage et jeux d’eau.

Étude

Ce plan d’action découle d’une étude menée l’an dernier par la firme spécialisée Biodiversité, qui avait notamment pour mandat de faire l’inventaire des plantes aquatiques exotiques envahissantes — en particulier le myriophylle à épis —, d’évaluer leur étendue, de recueillir des échantillons et de cartographier leur présence.

Dans son rapport final, Biodiversité relevait ceci : «L’inventaire des espèces aquatiques exotiques envahissantes du lac Waterloo a permis de détecter la présence et l’étendue de l’envahissement de deux espèces. Le potamot crépu est en implantation et n’est pas encore très dense ni très répandu. Par ailleurs, le myriophylle à épis s’est avéré très répandu et, dans certains secteurs, très dense et très envahissant. Il apparaît urgent de procéder à des activités de contrôle de cette espèce avant qu’il ne soit trop tard et que le lac se voit, dans sa partie littorale, complètement recouvert de cette espèce.»

Devant ce constat, la Ville a jugé nécessaire de prendre des moyens pour réduire le problème. «La santé de notre lac est un enjeu majeur chez nous et nous allons faire ce qui est à l’intérieur de nos moyens et de nos ressources pour limiter la propagation des PAEE. Des démarches sont d’ailleurs actuellement en cours avec les députés des deux autres paliers gouvernementaux puisque leur soutien sera indéniable pour mener à bon port ce projet», a déclaré le maire de Waterloo, Jean-Marie Lachapelle.

Il faut savoir que ce plan devrait se réaliser sur un horizon de cinq ans. Et qui dit actions, dit dépenses. Des subventions provinciales et fédérales ne seraient donc pas de refus, précise Mathieu St-François.

La restriction au plan d’eau sera réévaluée au cours de l’hiver, en se basant sur les résultats qui seront observés durant la présente saison estivale.