Le fondateur de l’Académie d’entrepreneuriat A.B.-Foster, Dominic Sicotte
Le fondateur de l’Académie d’entrepreneuriat A.B.-Foster, Dominic Sicotte

Académie d’entrepreneuriat A.B.-Foster : lancer les jeunes en affaires

Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est
Dominic Sicotte a de grandes ambitions pour Waterloo et ses jeunes. Convaincu de leur potentiel, il lance l’Académie d’entrepreneuriat A.B.-Foster, dont la première cohorte verra le jour en mars prochain.

Installé dans l’imposant édifice Promutuel Assurance, non loin de l’école secondaire Wilfrid-Léger, l’organisme à but non lucratif fera de l’oeil aux 16 à 25 ans.

« On vise les jeunes qui ont un rêve, un projet, une idée, et qui veulent que cela se matérialise. Ou les jeunes qui sont curieux face à l’entrepreneuriat », explique M. Sicotte, un Waterlois de naissance, revenu dans son patelin d’origine dernièrement.

Fort d’une solide expérience en affaires, mentor et formateur pour le Réseau M au Québec, président de la Maison de la culture de Waterloo, entre autres, l’homme de 44 ans se qualifie de « grand amoureux et grand défenseur de Waterloo ».

Il a la conviction que sa municipalité est idéale pour développer une telle académie et s’y lancer en affaires. Selon lui, la grande histoire entrepreneuriale qu’a déjà connue Waterloo ne demande qu’à revivre. Le nom de l’organisme n’est d’ailleurs pas étranger à ce glorieux passé industriel, le Waterlois A.B. Foster ayant été un homme d’affaires marquant du 19e siècle.

La volonté d’abord

Pour s’inscrire à l’académie, les participants devront débourser 100 $ et s’engager à consacrer cinq heures par mois à des activités bénévoles de leur choix. Une entrevue en personne est requise, « mais les notes ne sont jamais prises en considération » pour la sélection des candidats, assure M. Sicotte.

« Ce que nous voulons voir, c’est leur volonté de réussir et leur engagement, qu’ils soient extravertis ou introvertis. »

La « session » s’étalera sur six mois, à raison de deux jours et d’un soir par semaine. Interrogé sur le contenu du programme, Dominic Sicotte est clair : « Je ne veux pas de cours magistraux. Il y aura beaucoup de rencontres et d’échanges avec des mentors. J’aimerais aussi leur offrir un laboratoire pour tester leurs idées. Je veux bâtir le format avec la première cohorte. »

À ce jour, quelques entreprises et organisations ont répondu présentes pour devenir partenaires du projet. Parmi elles, la Ville de Waterloo, Gestion Paquette et le Musée de l’ingéniosité J. Armand Bombardier, entre autres.

Un premier étudiant s’est annoncé, et M. Sicotte en espère neuf autres pour inaugurer officiellement l’académie. Mais peu importe combien ils seront, dit-il, l’important est de développer le potentiel des jeunes et l’économie locale.

L’homme raconte que cette envie de travailler avec les adolescents et les jeunes adultes s’est confirmée il y a 12 ans, lors d’une rencontre marquante avec des élèves d’une école secondaire de Montréal-Nord. Ce jour-là, devant ces jeunes démotivés et en difficulté scolaire, il a réussi à créer un lien et à capter leur intérêt, au-delà de toutes attentes. Simplement en leur demandant ce qui les passionnait et les allumait dans la vie.

« De voir leurs yeux briller ce jour-là, c’était hallucinant ! Il y a tellement de talent et de potentiel dans ces jeunes, même quand leur confiance est à moins un. »

Autres services

Outre son volet jeunesse, l’Académie A.B.-Foster offrira également des services aux entreprises comme le développement de l’expérience clientèle et de l’expérience employé. Une partie des profits générés par cette branche de l’organisme permettra de financer sa vocation jeunesse principale, indique le Waterlois.

« Et 10 % des revenus retourneront à la communauté », note M. Sicotte.