À moins d’un retour surprise du maire de Granby, Pascal Bonin, à l’hôtel de ville, les mesures à prendre dans le cadre de son absence prolongée seront inscrites à l’ordre du jour de la prochaine séance du conseil.

Absence du maire de Granby: le délai de 90 jours tire à sa fin

Les mesures à prendre dans le cadre de l’absence prolongée du maire Pascal Bonin seront inscrites à l’ordre du jour de la prochaine séance publique du conseil municipal de Granby, lundi prochain, à moins qu’il effectue un retour surprise à l’hôtel de ville au cours des prochains jours.

Si ce n’est pas le cas, les élus pourraient ainsi avoir à décider s’ils excusent l’absence du maire, pour des raisons de santé, par voie de résolution. Cela aurait pour effet de lui accorder un délai supplémentaire de 90 jours.

Le sujet a été discuté lors de la dernière séance préparatoire des élus, lundi soir, confirme le maire suppléant, Robert Riel. Celui-ci demeure toutefois discret sur la nature des propos tenus, notamment car un retour inopiné du maire Bonin à l’hôtel de ville pourrait changer la donne.

Selon la Loi sur les élections et les référendums, l’absence du maire, comme celle de tout autre membre du conseil, ne peut pas excéder 90 jours, à compter de la première séance du conseil où il est absent. Cette période a débuté le 18 novembre dernier.

Dans les faits, la période de 90 jours se termine donc le 15 février prochain. Tel que prévu dans la Loi, le mandat d’un membre du conseil absent — le maire en l’occurrence — peut ainsi « prendre fin à la clôture de la première séance qui suit l’expiration de cette période, à moins que le membre n’y assiste ».

D’où la nécessité pour les élus de se pencher dès la prochaine séance ordinaire du conseil sur l’attitude à adopter dans les circonstances et leur volonté, ou pas, d’excuser l’absence du maire afin de lui permettre de profiter d’un nouveau délai.

Pascal Bonin pourrait toutefois également se présenter momentanément à l’hôtel de ville lors de la séance et évoquer des raisons de santé pour s’absenter à nouveau, ce qui lui permettrait de profiter automatiquement d’un nouveau délai de 90 jours, selon les informations obtenues par La Voix de l’Est.

Le maire Bonin a justifié son absence de l’hôtel de ville l’automne dernier par des raisons de santé, dont la nature n’a pas été précisée. Il s’était absenté une première fois dans des circonstances similaires entre le 4 avril et le 23 mai 2019. À son retour, il avait évoqué un épuisement professionnel pour expliquer cette pause.

Pas de nouvelles

Robert Riel affirme que, pour l’heure, les membres du conseil municipal sont sans nouvelles du maire Bonin.

« On est un peu dans l’inconnu à l’heure actuelle. Mais ce que je peux dire c’est qu’on a hâte qu’il revienne en poste », affirme-t-il.

Le mandat de M. Riel, à titre de maire suppléant, doit se terminer le 28 février prochain. Selon le principe de rotation, inscrit dans une résolution, qui prévoit que chacun des élus assume cette fonction à tour de rôle, il devrait par la suite être remplacé par Éric Duchesneau.

Le maire Bonin continue à toucher sa rémunération durant son absence, avait confirmé le directeur général de la Ville, Michel Pinault, l’automne dernier.

Les élus de Granby n’ont pas d’assurances collectives. Ils peuvent toutefois se prévaloir du Programme d’aide aux employés de la Ville.

Le maire suppléant remplace par ailleurs le maire sur les divers comités auxquels il participe, de sorte que les dossiers continuent à avancer malgré tout.