Le poste d’entraîneur de basket-ball n’a pas été comblé cette année à l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc, à Granby.

Abolition du basket-ball: J.H.-Leclerc justifie sa décision

L’abolition des équipes de basket-ball à l’école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc (JHL) fait des mécontents, au point où plusieurs élèves envisagent de finir leur scolarité ailleurs, déçus de ne pouvoir pratiquer leur sport.

Déplorable. Irréfléchie. Voilà les qualificatifs qu’emploie Nicholas Massé au sujet de cette décision qui touche directement son frère, qui partira étudier à Sherbrooke l’an prochain en raison de cette décision. Lui-même a joué sur l’équipe de basket-ball de JHL.

« Je suis déçu de la situation, dit-il en entrevue. On veut que le programme revienne ou avoir de meilleures explications. » M. Massé estime que la disparition des quatre équipes en 2017-2018, à la suite du départ de l’entraîneur dont le poste n’a pas été comblé, nuit à la rétention des élèves et à la promotion de l’activité physique. Il soupçonne la direction d’avoir refusé le remplacement pour des raisons financières.

Le directeur de JHL soutient pour sa part avoir cherché à combler le poste, mais sans succès. « J’ai fait une offre à l’ensemble du personnel et ça n’a pas été concluant, dit Christian Lacourse. On a fait plusieurs démarches. On a même été à l’extérieur. »

Les mêmes conditions de travail étaient offertes, avec « peut-être des variantes », ajoute Paule-Andrée Bouvier, directrice des communications et des affaires corporatives à la commission scolaire du Val-des-Cerfs. « C’est similaire à ce qui était offert l’an dernier. »


«  C’est une question de ressources internes.  »
Christian Lacourse, directeur de J.H.-Leclerc

« À partir des ressources qu’on avait, cette offre-là (NB : de basket-ball) n’a pas été retenue, dit M. Lacourse. C’est une question de ressources internes. »

Carte diversifiée
JHL regorge d’activités parascolaires comme le football, le volley-ball, le cheerleading et l’improvisation, souligne son directeur. « On a une carte assez diversifiée. D’une année à l’autre, mon objectif est de mettre en place le maximum d’activités parascolaires en respectant les limites que j’ai. »

« Je n’étais pas content de ne pas pouvoir mettre en place le service demandé par les élèves, dit M. Lacourse. Au-delà des cours, le parascolaire, c’est ce qui fait la vie scolaire. » Les élèves intéressés par le basket-ball ont pu se rabattre sur un cours à option, dit Paule-Andrée Bouvier. Il n’est pas non plus exclu que les équipes reviennent en 2018-2019.

« Couper dans le sport, c’est un très mauvais calcul, soutient de son côté Éric Bédard, président du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska. Il n’y a pas d’économie à faire et tu perds de la clientèle. Le basket-ball à JHL, ça marchait fort. Déjà que 33 % des élèves de Granby vont au privé. »