Le député de Granby et responsable de l’Estrie, François Bonnardel, souhaite un dénouement rapide concernant l’abolition des « 7/14 » dans la région.

Abolition des horaires de faction : Bonnardel souhaite un dénouement rapide

Le député de Granby et responsable de l’Estrie, François Bonnardel, a réagi au texte publié dans La Voix de l’Est, vendredi, concernant l’abolition des horaires de faction dans les services ambulanciers de la région. Le vétéran de la Coalition avenir Québec a réitéré que le dossier fait partie des priorités du gouvernement.

« Je comprends la situation des paramédics et la charge de travail. Il faut avoir une offre de services sécuritaire et adéquate. [...] Je vais suivre le dossier de près avec ma collègue Danielle McCann à la Santé. On va s’assurer de répondre le plus rapidement possible à cette problématique », a indiqué en entrevue le ministre des Transports.

Notons qu’après des décennies à réclamer la suppression des horaires de faction, une mesure qui devait initialement être temporaire, des services ambulanciers d’ici ont obtenu gain de cause. Après Cowansville à la fin de 2017, l’abolition de ce type de quart de travail s’est aussi concrétisée à Waterloo. Toutefois, rien n’a bougé pour leurs collègues de Farnham et d’Acton Vale.

Propres aux régions rurales et communément appelés les « 7/14 », les horaires de faction obligent les ambulanciers à demeurer sur le qui-vive à la maison 24 h sur 24 durant une semaine entière. Suivent sept jours de congé. Dès qu’un appel d’urgence entre, les paramédicaux, qui résident à moins de cinq minutes du quartier général, doivent s’y rendre le plus rapidement possible pour partir avec un partenaire.

Divergence

Selon les critères du ministère de la Santé, les « 7/14 » sont admissibles à une transformation en horaires à l’heure dès que la zone atteint 3000 transports et plus par année. Idem lorsque le temps de transport de patients des équipes assujetties aux horaires de faction dépasse annuellement une moyenne de 28 heures par semaine.

Les effectifs des services ambulanciers de Farnham et Acton Vale martèlent qu’ils surpassent année après année ces cibles. Ce que réfute le ministère de la Santé. « Acton Vale et Farnham sont des zones sous surveillance active. Elles n’atteignent pas le seuil d’éligibilité à la transformation des horaires de faction en horaires à l’heure », a affirmé en entrevue la porte-parole Noémie Vanheuverzwijn.

Les représentants syndicaux des deux organisations, soit la la Fraternité des travailleurs et travailleuses du préhospitalier du Québec (FTPQ-FTQ) à Acton Vale, et le Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie (SPPM-CSN) à Farnham, s’attendent à un dénouement à court terme dans le dossier.

« On va laisser le temps au ministère de la Santé de nous transmettre les données de 2016-2017 en avril, a indiqué à La Voix de l’Est Gaétan Dutil, président du SPPM. Ensuite, si rien n’est fait, on va bouger. »