L’incendie du 18 septembre avait complètement détruit le bâtiment abritant le matériel de transformation et les produits destinés à la vente.

Abbaye cistercienne de Rougemont: cueillir les fruits de l’entraide

La population a entendu l’appel des moines de l’Abbaye cistercienne de Rougemont. Nombreux sont ceux et celles étant allés cueillir des pommes dans les vergers de la communauté religieuse, lourdement affectée par l’incendie de son entrepôt le 18 septembre dernier.

Près de trois semaines après le sinistre, qui avait complètement détruit le bâtiment abritant le matériel de transformation et les produits destinés à la vente, le Père abbé Dom Raphaël est calme et serein. 

« Malgré la canicule de la fin de semaine qui a suivi l’incendie, et le froid de la semaine suivante, beaucoup de gens sont venus [cueillir des pommes], se console le responsable des lieux. Certains ont accepté de nous encourager dans notre levée de fonds, on avait reçu des produits d’un verger voisin à vendre. »

Le bâtiment, déclaré perte totale, avait été construit et rénové au fil des ans par les frères qui constituent la communauté. Au lendemain du drame, celle-ci avait lancé un appel à tous afin que les recettes de l’autocueillette permettent de financer la reconstruction.

Les résultats de l’enquête, qui pourrait éclaircir les circonstances ayant mené au sinistre, se font toujours attendre. « Les pompiers ont déposé leur rapport qui fait état d’une cause inconnue, souligne le père abbé Raphaël. Les assurances sont toujours en train d’enquêter, on aura peut-être davantage d’informations à ce moment-là. »

La valeur des dommages demeure aussi inconnue. « On est en train de faire l’inventaire », explique le religieux.

Récolte modeste

« Ça a été une année malchanceuse pour nous, laisse-t-il ensuite tomber. Il y a eu l’incendie, bien sûr, et notre récolte a été moyenne. »

En raison de cette récolte modeste, le verger de l’Abbaye clôturera ses activités ce dimanche. « Il nous reste des Liberty, des Spartan et des Russet, énumère le père Raphaël. Heureusement, il nous reste des poires. C’est la première année que nous en avons aussi longtemps. »