Samuel Laguë et Mylène Hémond auront de bien belles anecdotes à raconter à leur deuxième fille lorsqu'elle sera grande. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on accouche sur le bord de la route.

À quelques minutes de l'hôpital: elle accouche en cinquième vitesse

«Je vois la tête». Lors d'un accouchement, c'est la série de quatre mots à laquelle on s'attend du personnel infirmier ou d'un médecin. Mais voilà, cette phrase est sortie de la bouche de Samuel Laguë, le conjoint de Mylène Hémond. Le couple était en route vers l'hôpital Brome-Missisquoi-Perkins jeudi après-midi pour accueillir sa deuxième petite fille, mais celle-ci s'est avérée être encore plus pressée que ses parents et elle s'est pointé le bout du nez... sur le bord de la route.
C'est le cas de le dire, bébé Laguë, qui n'a pas encore de prénom, a fait une entrée remarquée. Pourtant, rien ne laissait présager que le duo allait vivre une journée d'émotions en montagnes russes de la sorte. «Quand on dit qu'en tant que parents, on doit s'attendre à tout, il n'y a rien de plus vrai! lance en riant la jeune maman. La journée avait commencé tranquillement. Tout ce qu'il y a de plus normal. Évidemment, à 41 semaines de grossesse, je m'attendais à ce que ça puisse arriver à tout moment. Mais accoucher sur le bord de la rue, ça ne faisait pas partie du scénario que j'avais envisagé.»
C'est donc sans crier gare, vers 16h45, que les premières contractions firent courber le dos à la mère de famille. Le couple était en visite chez les parents de Samuel, à Bromont. «Ç'a été intense, très intense, d'un coup. Il n'y avait pas de doute, ça allait se passer vite», se souvient Mylène. Faisant ni une ni deux, le tandem a sauté dans la voiture pour se mettre en route.
Dès les premiers instants, l'expérience a été pour le moins loufoque, se remémorent-ils. «Une femme qui a des contractions, ça pousse quelques cris de douleur à l'occasion. Je peux vous le dire! lance Samuel en jetant un regard complice à Mylène. Elle me disait à répétition: "J'ai besoin d'air! ". Alors, j'ouvrais la fenêtre. Les rues étaient remplies de cyclistes. Ils regardaient d'un air bizarre vers l'auto pendant que je montais et que je descendais la vitre sans arrêt.» «Après coup, je peux dire que c'était assez drôle», renchérit sa conjointe.
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