«Ça ne prend vraiment pas un bac en informatique pour créer son site. Même ma mère est capable», assure le chroniqueur web François Charron.

À peine le quart des entreprises de la région d'Acton possède son site internet

L'époque où s'afficher dans les pages jaunes suffisait amplement pour permettre aux entreprises de se faire connaître est définitivement révolue, l'internet étant maintenant un incontournable. Malgré tout, à peine le quart des PME de la région d'Acton possède son site internet. Un pourcentage nettement en deçà de la moyenne québécoise, qui se situe tout près de 50%, alors qu'à Montréal le taux atteint 75%.
C'est afin d'aider les entrepreneurs à remédier à ce problème que la SADC (Société d'aide au développement de la collectivité) de la région d'Acton, qui dessert également une partie de la MRC des Maskoutains, s'est associée à l'Opération Branchons les PME, menée notamment par le chroniqueur web François Charron.
«À peine 26% des 600 PME que nous avons interrogées possèdent un site internet, a indiqué en conférence de presse le président de la SADC, Philippe Picard, via Skype. Ces entreprises perdent des clients tous les jours.» Dans le sondage effectué auprès des PME de son territoire, il est également apparu que seulement 28% possèdent une adresse courriel.
Selon le directeur général de la SADC, Éric Thibodeau, la région doit toutefois composer avec une difficile réalité: le manque d'accessibilité à l'internet haute vitesse dans les secteurs ruraux. «Nous avons d'ailleurs mis l'intégration des nouvelles technologies de l'information et des communications dans les priorités de notre plan d'action, indique-t-il. C'est certain que ce n'est pas toute la région qui a accès à la haute vitesse, et c'est une préoccupation constante. Mais dans les coeurs des villages, il est disponible et il n'y a plus de bonnes ou de mauvaises raisons pour les entreprises de ne pas se mettre sur le web.»
Situation alarmante
Le chroniqueur François Charron, qui était de passage dans la région hier, a été estomaqué de découvrir que si peu d'entreprises du coin sont présentes sur internet. «La situation est vraiment alarmante, lance-t-il. Huit Québécois sur dix magasinent sur le web avant d'acheter. Même le numéro de téléphone de leur restaurant préféré, la plupart des gens vont maintenant le chercher sur Google. En plus, 61% des Québécois dépensent en moyenne plus de 300$ par mois en ligne. C'est 5,6 milliards de dollars par année, qui ne vont pas dans les poches des PME québécoises si elles ne sont pas sur le web et n'ont pas de boutique en ligne. Il faut que les entrepreneurs apprennent à parler à leurs clients avec le nouveau téléphone qu'est le web.»
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