Des élèves de cinquième et sixième année de l’école des Bâtisseurs ont complété un programme éducatif en environnement, notamment grâce à une bourse offerte par la Ville de Granby.

À l’école de l’environnement

Les élèves de neuf classes de cinq écoles primaires de Granby sont désormais mieux outillés pour comprendre les changements climatiques et poser des actions écoresponsables.

Avec la contribution financière de la Ville de Granby, ils ont participé à la Bourse du carbone Scol’ERE, une démarche pédagogique adaptée aux élèves de quatrième, cinquième et sixième année.

Certains élèves sont même devenus des pros du compostage, comme Delphine Dion. «Je pousse ma famille à faire du compost et elle prend exemple sur moi», affirme la jeune fille.

Elle et les autres élèves de la classe de l’enseignante Sophie Parent-Banachowski à l’école des Bâtisseurs ont complété mardi leur cinquième et dernier atelier de deux heures, supervisé dans la région par Jennifer Marchand de l’organisme de formation Guêpe.

Par le biais de courts vidéos, ils ont présenté les gestes écoresponsables qu’ils ont développés. Les jeunes ont entre autres été sensibilisés au recyclage, ainsi qu’à l’importance du compostage et de l’utilisation des bouteilles d’eau réutilisables.

Le coordonnateur de la division environnement de la Ville de Granby, Serge Drolet, ainsi que les conseillères municipales Catherine Baudin, responsable des dossiers environnementaux, et Julie Bourdon, responsable des dossiers jeunesse, ont assisté à cette présentation. «Vous êtes des vecteurs très importants pour changer les comportements de tous», leur a fait valoir Mme Baudin.

Sensibilisés

Ces ateliers se sont inscrits dans le cadre du programme de sciences. Et les élèves ont adoré, selon l’enseignante. Ils pouvaient en outre réaliser des activités d’enrichissement à la maison, avec leurs parents.

«Mme Jennifer nous a appris qu’un geste peut tout changer. Parce qu’un geste va montrer l’exemple à une autre personne, qui va montrer l’exemple à une autre personne jusqu’à ce qu’un pays montre l’exemple à un autre pays et jusqu’à ce que la terre entière le fasse et qu’elle redevienne une belle planète», dit Laurent Létourneau, qui dit composter sur une base régulière et se déplacer à vélo ou à pied pour aller voir ses amis.

«J’ai réalisé qu’il faut prendre bien soin de la planète. Je vais faire du compost et aussi faire attention de fermer les lumières pour gaspiller moins d’électricité», dit Maélie Coutu.

À Granby, les quelque 270 défis relevés par l’ensemble des jeunes inscrits au programme représentent 107 900 kg de CO2 évités, a relevé aux élèves Jennifer Marchand. Des élèves des écoles Saint-Jean, de l’Assomption, Ave-Maria et Joseph-Poitevin y ont aussi contribué. Au Québec, ce sont 250 classes qui ont participé au projet.

Participation

Particularité du programme: il s’agit de la première initiative de compensation carbone éducative, affirme Geneviève Delisle-Thibault, coordonnatrice nationale du projet. Les citoyens, organisations et événements sont ainsi invités à compenser leurs émissions par l’achat des Crédits carbone éducatifs, soit les émissions de GES évitées par les nouvelles habitudes de vie écoresponsables des jeunes, de leur famille et d’autres participants. Une tonne de CO2 équivalent évitée représente un Crédit carbone éducatif et se vend 26,09 $ plus taxes, selon le site Internet du programme.

L’objectif est que le projet arrive éventuellement à s’autofinancer. Pour l’instant, d’autres soutiens financiers sont nécessaires. La Ville de Granby, à l’instar d’autres villes, a offert une bourse de 1000 $ par classe pour la réalisation des ateliers, le matériel éducatif et la gestion du portail web.

Le comité environnement de la Ville déposera des recommandations au conseil municipal pour la poursuite du projet l’an prochain. «Mais c’est une expérience tellement positive. C’est émouvant de voir les jeunes aujourd’hui qui apprennent et qui veulent s’engager par la suite. Et ce que j’aime, c’est qu’ils vont devenir à leur façon des superhéros de l’environnement auprès de leur famille et de leurs amis», lance Serge Drolet.