La fraise bien rouge était en vedette ce week-end dans la région, alors que l’autocueillette battait son plein.

À l’assaut des fraises et camerises du Québec

En jetant un œil aux prévisions météorologiques, rien ne laissait présager un aussi beau week-end pour l’autocueillette de fruits. Les familles étaient nombreuses à aller faire des réserves de fraises et de camerises dans la région. Il s’agissait pour certains producteurs de leur première fin de semaine d’ouverture.

La fraise bien rouge et sucrée a l’habitude d’être cueillie dès la Fête nationale, mais l’hiver rigoureux et le printemps qui se sont laissé désirer a retardé les récoltes du fruit. Au Potager Gauvin, les premiers cueilleurs ont été accueillis cette fin de semaine.

« C’est une belle saison, mais en retard. La saison d’autocueillette vient tout juste de commencer, fait savoir le propriétaire Bruno Gauvin. On a un décalage d’une dizaine de jours. Mais les fraises sont au rendez-vous. »

Le pic de la saison est entamé et se terminera dans deux semaines, autour du 15 juillet, croit-il.

Au Maraîcher André Côté, la saison a commencé relativement dans les bonnes dates. On remarque tout de même un certain retard. « Les premières fraises sous bâche sont sorties le 8 juin, indique le maraîcher David Côté, aussi propriétaire des Jardins Damaco. On a commencé l’autocueillette le 21 juin, mais la majorité des producteurs étaient fermés à la Fête nationale. Ils ont commencé au milieu de la semaine passée et certains en fin de semaine. Ça devrait durer un bon trois semaines. »

Il faut préciser toutefois que les plants qui étaient gorgés de fraises pour l’autocueillette le 21 juin ont du paillis de plastique à leur pied, ce qui garde la terre plus chaude et aide les plants à démarrer plus rapidement. « Ça nous aide », avoue M. Côté.

La camerise était particulièrement populaire à Sainte-Cécile-de-Milton, lundi.

« On a eu un printemps frais, mais ça a été des conditions exceptionnelles pour les fraises. Elles ont poussé lentement, elles se sont bien développées, les plants ont beaucoup de fraises. Le goût et le calibre sont là. C’est vraiment une merveilleuse saison », avance-t-il, enchanté.

Une partie de ses champs ont les marques de l’hiver rigoureux, mais sans plus. Même chose au Potager Gauvin.

La récolte de framboises s’annonce aussi faste, indiquent les deux producteurs. Elle débutera dans environ deux semaines.

Super fruit

Il s’agissait également du premier week-end d’autocueillette de la camerise aux Petits fruits du clocher, à Sainte-Cécile-de-Milton. Les visiteurs étaient au rendez-vous.

« On était vraiment surpris, confie le propriétaire Manuel Gosselin, aussi président du regroupement de producteurs Camerise Québec. Mais on sentait que ça allait être bon. Les gens appelaient pour nous demander quand la saison allait débuter. Les clients étaient au rendez-vous dès vendredi, alors qu’à 8 h, plusieurs personnes entraient sur le terrain. »

Il n’était pas rare de voir des clients repartir avec de nombreux paniers, faisant grimper la facture jusqu’à 80 $, afin de pouvoir faire des réserves pour l’année à venir. La camerise, un fruit bleu de forme oblongue, est connue sous le nom de « super fruit » puisqu’elle contient deux fois plus d’antioxydants que le bleuet, plus de vitamine C qu’une orange en plus de contenir du potassium et du magnésium. Il peut être consommé de plusieurs façons également, comme en smoothie et en confiture.

Les prévisions météo n’ont pas eu raison de l’achalandage. « Dimanche, on a eu un peu de pluie, mais samedi c’était vraiment fou, ajoute M. Gosselin. Aujourd’hui (lundi), on a même eu des gens de Montréal et c’était de loin la plus grosse journée. »