Un sapin de la propriété de la famille Proulx-Auger à Granby abritait un essaim d’abeilles qui a été pris en charge par l’apiculteur Jacques Fontaine.
Un sapin de la propriété de la famille Proulx-Auger à Granby abritait un essaim d’abeilles qui a été pris en charge par l’apiculteur Jacques Fontaine.

À la rescousse d’un essaim d’abeilles

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
L’apiculteur Jacques Fontaine a été appelé à la rescousse cette semaine après qu’une famille de Granby ait découvert un essaim de plusieurs milliers d’abeilles dans un arbre de sa propriété.

La famille Proulx-Auger a constaté la présence de l’essaim dans un sapin. « Mon chum était en train de jouer dans les fleurs et il trouvait que ça bourdonnait de partout... », raconte Mélanie Proulx.

C’est en réfléchissant à la façon de gérer cette surprenante découverte que l’idée de joindre un apiculteur a été évoquée. « Je me disais que ça ne serait pas cool de tuer des abeilles. Il n’y en a plus autant qu’avant », fait valoir celle qui habite dans le secteur Canton.

Jacques Fontaine s’est rapidement rendu sur place mercredi. Il n’est pas rare qu’il reçoive ce type d’appel, surtout à cette période de l’année, affirme-t-il. En fait, il avait même eu un autre appel similaire la journée où Mme Proulx l’a joint.

« Ce n’est jamais pareil. Des fois, il y en a des petits (essaims), d’autres fois, des plus gros. Celui-là, c’en était un assez gros avec à peu près entre 3000 et 4000 abeilles », évalue l’apiculteur de Sainte-Cécile-de-Milton.

Selon lui, les abeilles cherchent ainsi à se multiplier. « C’est comme un phénomène de reproduction. La reine part avec la moitié de la colonie. Juste avant qu’elle parte, la ruche se refait elle-même une nouvelle reine », explique le copropriétaire de Miel Fontaine.

Les abeilles se déplacent en groupe à la recherche d’un lieu propice pour s’établir.

Logé dans un sapin, l’essaim était composé d’une masse compacte d’environ 3000 à 4000 abeilles.

Ruche

Jacques Fontaine leur a justement offert une opportunité en glissant sous le sapin une ruche dans laquelle se trouvaient des larves dont la reine pourrait vouloir s’occuper. Il a par la suite secoué la branche où se trouvait l’essaim pour le faire tomber dans la ruche.

Celle-ci a été laissée au pied du sapin de la famille Proulx-Auger une journée ou deux, question de laisser le temps à l’ensemble des abeilles de joindre le groupe. Mais la tache n’a pas été aussi simple, car, au retour de l’apiculteur, l’essaim était de nouveau logé dans le conifère. L’opération a donc dû être répétée.

Quiconque découvre un essaim sur son terrain n’a rien à craindre, assure M. Fontaine. Selon lui, les abeilles ne sont pas agressives. Elles sont gorgées de miel quand elles quittent la ruche et ne vont chercher à piquer que si elles sont menacées.

La nouvelle ruche habitée sera replacée dans un site plus approprié, soit dans un champ de la région, dit Jacques Fontaine.

Ce dernier se réjouit par ailleurs que des citoyens prennent l’initiative de l’appeler dans ces circonstances. Cela permet de préserver les précieux pollinisateurs.

Car les abeilles sont loin d’avoir la vie facile. Les populations sont en déclin. Certains pesticides sont même qualifiés de « tueurs d’abeilles ».

« Ce n’est pas par mauvaise volonté, mais les gens sont parfois plus ou moins conscients de ce qu’ils font. Il y en a par exemple qui font arroser leur maison à l’automne contre les coccinelles, mais le produit est toxique et il se retrouve dans les plates-bandes. Quand les abeilles vont dans les fleurs après, c’est fini », déplore M. Fontaine.

L’équipe d’apiculteurs de Miel Fontaine à Sainte-Cécile-de-Milton s’est chargée de déloger l’essaim d’abeilles.

Mélanie Proulx se réjouit de la tournure des événements. En plus d’avoir fait oeuvre utile en contactant un apiculteur, l’expérience s’est révélée enrichissante pour toute la famille, dit la mère de deux enfants.