La plantation de nombreux arbustes et herbacées dans la partie supérieure de la plage permettra de filtrer l’eau de pluie ruisselant depuis les terrains situés au-dessus.
La plantation de nombreux arbustes et herbacées dans la partie supérieure de la plage permettra de filtrer l’eau de pluie ruisselant depuis les terrains situés au-dessus.

À la rescousse de la plage du parc national de la Yamaska

Jérôme Savary
Jérôme Savary
La Voix de l'Est
L’érosion de la plage du parc national de la Yamaska est en voie d’être chose du passé. Des travaux de restauration de ce lieu récréotouristique important dans la région permettront de contrôler les eaux de ruissellement.

Ces travaux, qui ont commencé le mois dernier et s’étirent sur cinq semaines, présentent le secteur de la plage sous un nouveau jour. La plantation de nombreux arbustes et herbacées dans la partie supérieure de la plage permettra notamment de filtrer l’eau de pluie ruisselant depuis les terrains situés au-dessus.

« Ces ilots de végétation naturelle joueront le rôle d’une bande riveraine », explique Zoë Ipiña, responsable de la conservation au parc national de la Yamaska embauchée en juin dernier en remplacement d’Alain Mochon.

Trois espèces de végétaux seront plantés sur toute la largeur de la plage : verge d’or (herbacée), saule intérieur et spirée (arbustes). Des « portes d’accès » à la plage espaceront ces ilots de verdure, près desquels des filets à bernache — plus haut que les anciens — seront installés pour limiter leur présence et la production de fientes pouvant nuire également à la qualité de l’eau lors des pluies.

Gina Rossini (garde-parc technicienne au parc de la Yamaska) et Marie-Laurence Dame (stagiaire à la Fondation SÉTHY) sur un site de contrôle du roseau commun

Travaux de 300 000 $

À cette nouvelle végétation s’ajoute un meilleur drainage de l’eau. Un drain installé en amont vient limiter le ruissellement, déjà limité par la création de buttes de terre dans le passé. « Malgré ces buttes, on avait une érosion importante de la plage, drainant le sable vers le réservoir Choinière », précise-t-elle.

Enfin, du sable « d’un grain plus grossier » et plus résistant à l’érosion a été étendu en amont de la plage.

Le Regroupement des associations pour la protection de l’environnement des lacs et des bassins versants (RAPPEL) supervise ces travaux dont le montant est de 300 000 $, selon Mme Ipiña. Il est prévu que ceux-ci seront terminés à la fin du mois de novembre.

Ouvert malgré la zone rouge

Rappelons que malgré notre situation en « zone rouge », le parc reste ouvert. Mme Ipiña souligne qu’il faut acheter ses billets en ligne afin de pouvoir y accéder, ce qui permet également à l’équipe de contrôler le nombre de visiteurs, celui-ci étant plafonné à « 50 % de la capacité normale du parc », ce qui représente ces jours-ci un quota de 400 billets journaliers en ligne.

Zoë Ipiña, responsable de la conservation au parc national de la Yamaska , entourée de Gina Rossini (garde-parc technicienne, à gauche) et de Diane Auberson-Lavoie (garde-parc naturaliste)

Le centre de services est cependant fermé, comme c’est le cas à cette période d’entre-saison, et ouvrira à nouveau le 12 décembre pour la saison hivernale.

L’hébergement en chalet est aussi permis, mais chaque unité est limitée à une famille, ou aux personnes résidant à une même adresse.

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GLISSER AU PARC CET HIVER !


Les familles et les enfants seront heureux d’apprendre qu’ils pourront aller glisser cet hiver au parc. Une butte a été aménagée ces dernières semaines dans le secteur de la plage.

Celle-ci n’est pas encore végétalisée, « on la protègera avec un paillis » et elle sera finalisée au printemps.

Au rayon des nouveautés, un nouveau bloc sanitaire entrera en fonction au printemps prochain dans le secteur des campings, indique Zoë Ipiña, du parc de la Yamaska. JÉRÔME SAVARY

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CONTRÔLER L’EXPANSION DU ROSEAU COMMUN


L’équipe de conservation au parc national de la Yamaska poursuit ses efforts de contrôle du roseau commun — une espèce envahissante au parc.

Commencé en 2019, cela consiste à placer des bâches et à faucher ce végétal.

« Nous avons commencé à travailler sur ce gros projet au printemps, puis de juin à novembre », détaille Zoë Ipiña, responsable de la conservation au parc.

Différentes zones ont été identifiées, notamment le long de la piste cyclable. Cette année, une surface 1750 m2 a été placée sous des bâches afin de contrôler l’expansion du roseau commun.

« On n’a pas la prétention de l’éliminer, mais on veut le contrôler », précise-t-elle.

Les responsables de l’« équipe roseau », Gina Rossini (garde-parc technicienne) et Diane Auberson-Lavoie (garde-parc naturaliste) ont été au front sur ce projet, auquel des membres de la Fondation SETHY ont également participé. JÉRÔME SAVARY