Selon le directeur général du CNCB, Nicolas Legault, la campagne de socio­financement a jusqu’ici permis d’amasser plus de 155 000 $.

À la recherche d'un gestionnaire pour le futur vélodrome

Le projet de vélodrome intérieur chemine. Afin de mener à bon port l’initiative, pilotée par le Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB), l’organisation vient de lancer un appel d’offres pour recruter un gestionnaire. En parallèle, la campagne de sociofinancement va bon train.

L’embauche d’un chargé de projet marque un jalon crucial de l’initiative de longue haleine, a indiqué le directeur général du CNCB, Nicolas Legault. « C’est une grosse étape que l’on attendait depuis quatre à cinq mois, mais on n’avait pas l’argent nécessaire pour aller de l’avant. On cherche quelqu’un qui a le projet de vélodrome à cœur. Qui a le goût de s’impliquer pour arriver au meilleur résultat possible tout en respectant les coûts. »

Le projet — estimé à près de 12 millions de dollars — prévoit une mise à niveau de l’ensemble des infrastructures du Centre national. La première étape consiste à poser un toit sur la piste des Jeux olympiques d’Atlanta de 1996, rapatriée à Bromont au tournant des années 2000. En plus de l’ovale de 250 mètres, dont la surface sera remise à neuf, deux gymnases multisports (volleyball, tennis, trampoline et gymnastique, entre autres), une salle de formation et une piste d’athlétisme de 200 mètres doivent être aménagés dans le vaste immeuble. La tenue de foires commerciales et de congrès figure également dans le plan d’affaires.

Outre l’aide du gouvernement provincial via une subvention de 4,5 millions de dollars, la municipalité de Bromont s’est engagée à soutenir l’initiative à la hauteur de deux millions. De plus, 500 000 $ provenant principalement du secteur privé avaient été récoltés avant le lancement en septembre dernier de la collecte de fonds, visant à amasser cinq millions.

À ce chapitre, notons que le milliardaire philanthrope Sylvan Adams a récemment annoncé qu’il donne, par le biais de sa fondation, deux millions de dollars pour offrir une nouvelle vie au seul vélodrome du Québec, 30 ans après la perte de celui de Montréal. En parallèle, l’objectif du CNCB est d’obtenir un demi-million du public. Jusqu’ici, la campagne de sociofinancement a permis de recueillir plus de 155 000 $.

Critères

La valeur estimée du contrat de deux ans du futur gestionnaire de projet est de 101 100 $ à 252 699 $, mentionne l’appel d’offres, dont La Voix de l’Est a obtenu copie. La date butoir pour soumettre sa candidature est le 11 avril 2019 à 11 h. Les enveloppes contenant les documents de présentation seront ouvertes dans les locaux du CNCB le lendemain. Celles qui renferment les montants des soumissions seront décachetées après le processus d’entrevues, au plus tard le 16 avril. Le candidat retenu sera dévoilé le jour suivant.

Un comité de sélection départagera les candidatures selon une série de critères totalisant 100 points. Le premier est « l’expérience et la disponibilité » du gestionnaire (35 %). Le second est l’« organisation et [l’]expérience des autres ressources affectées au mandat » (15 %). Le quatrième aspect pris en compte est l’« approche préconisée pour la réalisation de ce type de mandat » (25 %). Le même pourcentage est attribué à l’entrevue.

Idéalement, les aspirants devront détenir un baccalauréat en architecture ou en ingénierie. Les personnes ayant une maîtrise en gestion de projets ou en management pourront également se démarquer. Le CNCB privilégie les candidats qui cumulent au moins 15 ans d’expérience dans un de ces domaines.

Volet scientifique

Tout un volet de recherche et développement aux niveaux médical et scientifique fait partie du plan d’affaires du futur vélodrome. En ce sens, des représentants de quatre universités (Université de Montréal, Université du Québec à Trois-Rivières, Université de Sherbrooke, Université McGill) échangeront sur le sujet jeudi au CNCB. Des membres de l’Institut national du sport du Québec et du Centre collégial de transfert de technologie du Cégep de Lanaudière participeront également à la rencontre. « Un des objectifs est de rapprocher le monde scientifique des athlètes et des entraîneurs », a mentionné Nicolas Legault.

« Chaque organisation aura 15 minutes pour présenter ses projets et expliquer comment ça pourrait s’appliquer au vélodrome, a fait valoir le DG du CNCB. D’autres représentants seront là pour se renseigner. On va terminer la journée avec un dossier d’analyse d’opportunités. »

Les joueurs du monde des affaires sont aussi dans la mire. « On veut susciter l’intérêt du volet commercial. Un chercheur pourrait être dédié à des dossiers, notamment pour développer de nouveaux textiles, de nouveaux casques, a cité en exemple celui qui porte le projet depuis le jour un. Les applications sont multiples. »