François Dandenault dit parler très peu de politique avec ses partenaires américains.
François Dandenault dit parler très peu de politique avec ses partenaires américains.

À la recherche de stabilité

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
L’entrepreneur bromontois François Dandenault suit quotidiennement la couverture médiatique des élections américaines. Mais il le fait davantage par intérêt personnel que professionnel. Peu importe qui sera élu à la présidence, cela n’aura pas un impact majeur sur le milieu des affaires à court terme, croit-il.

«Au niveau de l’économie, tout le monde se rallie autour du travail. (...) Je ne vois pas la différence entre Biden et Trump. Les gens là-bas veulent travailler et ils veulent investir», affirme celui qui est à la barre d’Emballage Barriertec.

François Dandenault dit par ailleurs parler «très peu» de politique avec ses partenaires américains. «Quand les gars veulent en parler, je leur dis que je ne me mêle pas de leur politique et qu’il y a aussi des choses à régler chez-nous», laisse-t-il tomber, diplomate.

Cela ne l’empêche toutefois pas d’avoir sa propre opinion sur les candidats qui s’affrontent. Et les frasques du président sortant ne cessent de l’étonner.

Le directeur développement industriel chez Granby Industriel, Éric Tessier, croit que les industriels sont surtout à la recherche de «stabilité».

Nonobstant qui sera le prochain président américain, le directeur développement industriel chez Granby Industriel, Éric Tessier, estime pour sa part que les industriels sont surtout à la recherche de «stabilité». Mais l’issue de l’élection américaine ne les inquiète pas de façon marquée, croit-il.

«Je pense que la principale préoccupation des industriels est que l’accès au marché américain demeure, qu’il n’y ait pas de barrières tarifaires ou non tarifaires sur les produits canadiens et que l’entente de libre-échange soit respectée. On a vu toutes sortes de choses sous la présidence de Trump qui n’allaient pas dans ce sens-là», dit-il.

Eric Tessier souligne par ailleurs que les républicains, sous l’administration Trump, sont «plus protectionnistes».

«On l’a vu un peu dans le cadre de la renégociation de l’entente de libre-échange et quand ils se sont retirés du traité Asie-Pacifique. Historiquement, les républicains sont normalement en faveur de la libéralisation des échanges commerciaux. Il y a donc un peu l’exception Trump là-dedans. De façon générale, je pense que l’industrie considère que l’élection d’un président démocrate face à Trump pourrait un peu stabiliser les relations commerciales», souligne M. Tessier sans néanmoins prendre position dans l’élection.