Les bons Samaritains ont entrepris de descendre la dame, qui s'est blessée dans le sentier Village-Montagne du Parc d'environnement naturel de Sutton.

À la recherche de bons Samaritains

Une résidente de Sutton recherche activement les deux familles de bons Samaritains qui l'ont aidée à descendre un sentier en montagne après qu'elle se soit blessée.
Maryse Leblanc profitait de la belle journée d'été de mercredi pour se balader au Parc d'environnement naturel de Sutton avec une amie quand sa malchance est survenue.
Maryse Leblanc profitait de la belle journée d'été de mercredi pour se balader au Parc d'environnement naturel de Sutton avec une amie. « Après à peu près trente minutes de marche, j'ai fait un faux pas et mon pied a frappé une roche en bordure du sentier », raconte-t-elle.
Pas de chance : un orteil cassé. « Il était replié à 90 degrés. Je n'ai pas trop ressenti de douleur sur le coup, mais ça a fait tout un bruit », se souvient la randonneuse, qui emprunte ce même sentier (Village-Montagne) de deux à trois fois par semaine.
Quelques instants après s'être blessée, Mme Leblanc s'est effondrée par terre et est devenue confuse. Ne sachant pas quoi faire, le duo a tenté tant bien que mal de retourner vers la base.
C'est à ce moment-là que les deux femmes ont croisé une première famille, formée d'un couple et de trois petits garçons. « À ce moment-là, je venais de tomber par terre, dans la boue, et je m'étais vidé une bouteille d'eau sur la tête. J'avais l'air d'avoir été assassinée et j'avais peur qu'on me prenne pour un cadavre ! Tout ce qui me passait par la tête, c'est qu'il ne fallait pas que je fasse peur aux enfants ! »
« Comme une princesse »
Nullement effrayé, le clan a décidé d'aider Mme Leblanc à descendre afin qu'elle puisse aller chercher de l'aide. « Pour que ce soit plus simple, on a commencé à essayer de sortir du bois, ils me portaient comme si j'étais assise sur une chaise, illustre la Suttonnaise. Les petits garçons ont été patients : ils ont même fait les éclaireurs ! »
Un peu plus loin, le groupe a rencontré une deuxième famille. La mère a proposé d'utiliser sa grande serviette à la manière d'une civière pour déplacer Mme Leblanc. « Ils m'ont transportée comme une princesse ! » commente­ la principale intéressée.
Tout ce beau monde a pris plus ou moins une heure et demie pour parcourir le trajet de trois kilomètres. Heureusement, la bonne humeur de tous était au rendez-vous, ce qui a permis de dédramatiser l'incident. « On faisait des blagues, on riait. Ça a été super », se rappelle Maryse Leblanc.
Une bière pour dire merci
De retour à la base, la dame a pu se rendre à l'hôpital - après que ses porteurs aient fortement insisté - pour y soigner ses blessures. Malheureusement, elle a du même coup raté les retrouvailles prévues au village, à la microbrasserie Sutton Brouërie, avec ses bienfaiteurs.
« On rêvait de prendre une bonne bière, et j'aimerais la leur offrir », dit la dame. « J'aimerais vraiment les retrouver, car ils m'ont aidée tout naturellement, alors qu'ils s'en allaient faire un pique-nique. »
Pour les remercier à nouveau de lui avoir prêté main-forte, Mme Leblanc a lancé un avis de recherche sur les médias sociaux. D'une part, elle recherche la famille composée de Mathieu, Martine, Édouard, Éloi et Étienne, possiblement originaire du secteur de Le Gardeur­ et qui aurait loué un chalet à Sutton pour la semaine. D'autre part, elle souhaite aussi retracer le couple et leurs trois adolescents, qui demeureraient dans la région et qui ont aussi mis l'épaule à la roue lors de ce sauvetage inusité.
« Je tente ma chance, dit-elle. Peut-être qu'ils seraient aussi contents d'avoir de mes nouvelles. »
Toute cette histoire a également appris une leçon à Mme Leblanc. « Juste avant de partir, mon amie me demandait pourquoi je ne mettais pas de souliers. Je lui ai répondu que je faisais toujours le sentier en "gougounes". Ça m'apprendra ! »
Si ces bons Samaritains se reconnaissent, prière de communiquer avec notre journaliste par courriel à marie-eve.martel@lavoixdelest.ca.