Quelques membres du comité organisateur du 50e anniversaire de l’école secondaire Massey-Vanier : l’enseignant Éric Jacques, le directeur général Jean-Luc Pitre, la technicienne en éducation spécialisée Chantal Gauthier, ainsi que les élèves Catherine Ross, Lorie Demers-Perreault et Mathieu Bélanger.

50 ans de souvenirs à Massey-Vanier

Cinquante ans de souvenirs jalonnent l’histoire de l’école secondaire Massey-Vanier. Il y a un demi-siècle, l’établissement public était construit à Cowansville à la suite du rapport Parent, qui a mené à l’obligation d’aller à l’école jusqu’à l’âge de 16 ans, à l’abolition des collèges classiques et à la création des polyvalentes. Le gouvernement prenait en main l’éducation des Québécois.

C’est ce qui explique que plusieurs écoles secondaires et cégeps ont ou vont fêter leur cinquantième anniversaire, dont l’école de Cowansville, tant du côté francophone qu’anglophone. Chez les francophones, un comité organisateur a décidé d’organiser une journée toute particulière en impliquant les élèves qui y étudient actuellement. Des portes ouvertes sur le passé pour les anciens élèves se dérouleront le 14 septembre de 14 h 30 à 18 h.

Quelques endroits-clés dans l’école ont été choisis pour accueillir une mise en scène imaginée par des élèves d’art dramatique de deuxième et troisième secondaire. Les scénarios prévoient ressasser des anecdotes du passé. Et en 50 ans, il y en a. Les tensions entre anglophones et francophones seront notamment abordées puisqu’elles font partie du passé.

La bibliothèque, lieu commun pour les élèves des deux commissions scolaires, sera l’un de ces lieux mis en scène. Le concept de mur de la honte a été exploité. « Il y avait un mur de classeurs qui séparaient les anglos des francos, explique l’enseignant en arts dramatiques Éric Jacques. On ne pouvait pas traverser. Au centre, il y avait deux techniciennes sur la frontière. On va faire un clin d’œil sur les tensions anglos/francos. On met des barbelés, casques d’armées… Les gens racontent que dans le temps il y avait des batailles. C’est une signature de Massey-Vanier. »

« On veut caricaturer cette tension-là. Et il y aura un bilingue qui va arriver à un moment donné, précise Catherine Ross, une élève de 3e secondaire qui travaille sur le concept de la bibliothèque. Les gens ne vont pas le prendre au premier degré. Ils vont trouver ça drôle. C’est ça le but. »

M. Jacques assure que le mythe est toujours entretenu, surtout à Granby, mais que les tensions sont aujourd’hui inexistantes.

Le feu au théâtre

Le fameux cours de coiffure et le cours d’exploration feront aussi l’objet de sketchs, de même que l’auditorium. Mathieu Bélanger travaille sur le scénario de l’auditorium avec d’autres élèves.

« On a décidé de faire ça humoristique. On va aller chercher des petites anecdotes qui sont arrivées, des gaffes, un feu, des éléments historiques qu’on va joindre bout à bout, raconte l’adolescent. On souligne les changements qu’il y a eu au festival. »

Le prof Paul Doucet, papa du Festival de théâtre amateur à l’école secondaire Massey-Vanier, sera réincarné — il est toujours vivant — pour venir hanter les deux enseignants d’art dramatique actuels afin de leur reprocher les changements apportés au fil des ans. Il abordera aussi le feu qui a forcé la fermeture de l’école pendant quelque temps, il y a environ 25 ans.

Quant à l’auditorium, l’idée est encore toute jeune. Lorie Demers-Perreault décrit une « formule hôtesse de l’air » avec des écrans où défileront des souvenirs. Les visiteurs seront installés dans la représentation d’un avion qui se dirige vers le passé. La scène de l’auditorium a vu passer beaucoup de monde sur ses planches et a été le lieu de plusieurs moments importants.

Toutes les scènes seront créées et interprétées par des jeunes.

Le comité organisateur ne se donne pas d’objectif relativement au nombre de visiteurs. Pour l’instant, aucun événement sur les réseaux sociaux n’a été créé. Une page existe cependant sur Facebook. « On se fie un peu sur le voyagement Facebook, le bouche-à-oreille, mentionne le directeur général de l’école, Jean-Luc Pitre. Il n’y a personne sur le comité qui se dédie à faire la recherche pour retrouver les anciens. »

Murale

En plus de cette journée spéciale, une murale de mosaïque est en préparation. Elle viendra égayer un mur extérieur de l’école, qui a reçu une subvention de 32 000 $ pour sa réalisation.

« Les gens sont invités à participer, expose M. Pitre. Les élèves, dans leur cours d’art plastique, travaillent sur la murale avec des artistes de la région qu’on a engagés. »

Le projet est encore jeune, les mosaïques ne sont pas encore peintes et encore moins posées. Mais selon Éric Jacques, elle sera spectaculaire.

L’école anglophone Massey-Vanier n’a pas souhaité se joindre à leurs voisins pour la fête. Les membres du comité organisateur francophone étaient prêts à travailler sur les festivités plus tôt que leurs homologues.

L’invitation avait été lancée, assure M. Pitre.