Alain Dion a côtoyé un grand nombre de photographes au cours des 40 dernières années. Voici quelques-uns d’entre eux réunis en 2001. De gauche à droite, à l’avant-plan : Éric Lajeunesse, Alain Dion, Jeannine et Julie Robillard. À l’arrière : Janick Marois, Steve Pellerin, Stéphane Champagne, Michel St-Jean et Martin St-Germain.
Alain Dion a côtoyé un grand nombre de photographes au cours des 40 dernières années. Voici quelques-uns d’entre eux réunis en 2001. De gauche à droite, à l’avant-plan : Éric Lajeunesse, Alain Dion, Jeannine et Julie Robillard. À l’arrière : Janick Marois, Steve Pellerin, Stéphane Champagne, Michel St-Jean et Martin St-Germain.

40 ans de souvenirs impérissables

Alain Dion a côtoyé d’innombrables photographes au fil des décennies, dont plusieurs qu’il a embauchés à titre de responsable du service photo de La Voix de l’Est. Chacun conserve le souvenir impérissable d’un homme passionné et attentionné, un ami et même un deuxième père pour certains d’entre eux.

« Alain, c’est mon deuxième père. Il m’a élevé !, lance du tac au tac Janick Marois, qui a travaillé avec le vétéran photographe pendant 25 ans. Quand je partais sur une assignation un peu hard, il me disait toujours de faire attention. Il a toujours fait attention à nous. »

« Je lui ai dit à Alain que je le voyais comme un deuxième papa. Il fait toujours attention à nous », renchérit la photographe Julie Catudal, qui estime « avoir la chance de travailler avec le grand Alain Dion » depuis cinq ans.

Celui qui se fait appeler affectueusement « mon oncle Alain » par ses collègues, amis et même certains collaborateurs, a aussi tissé des liens serrés avec des employés qui sont devenus de grands amis.

« J’ai travaillé aux côtés d’Alain pendant 15 ans. Je le vois encore régulièrement, c’est mon meilleur ami, raconte Michel St-Jean. C’était facile de bosser avec lui. Son tempérament calme, son sens de l’organisation et surtout sa connaissance du milieu et des gens de la place faisaient de lui le meilleur des collègues à côtoyer. »

Générosité

D’abord engagé à titre de journaliste, puis comme photographe à La Voix de l’Est, Stéphane Champagne a connu Alain Dion pendant ses études au cégep. « Je suivais un cours de photo et on avait déjà été rencontrer Alain à La Voix de l’Est qui était sur la rue Principale. On allait lui poser des questions. Il était généreux de son temps. Dieu sait qu’il en a accueilli des photographes ! C’est toujours lui qui les prenait en charge, il leur donnait des conseils », raconte celui qui a travaillé 15 ans à ses côtés.

Ses collègues photographes actuels et anciens sont unanimes: travailler avec leur patron était ô combien agréable. « C’était parfait travailler Alain. C’est un boss assez cool. On avait développé une bonne communication. On n’avait pas besoin de se parler pour savoir qui faisait quelle assignation. On s’entendait super bien », raconte M. Marois.

« Je n’ai que de bons souvenirs de ces années quand je pense à lui. Alain a un sens de l’humour peu commun. Il est drôle et cultivé. C’est un très bon photographe de presse, mais il aurait fait un excellent directeur de l’information en raison de son sens de la nouvelle, de sa créativité et de ses qualités de diplomate », poursuit M. St-Jean.

De tous les événements marquants

La Voix de l’Est, qui vient de souligner son 85e anniversaire, accueille donc dans ses rangs probablement l’employé de plus longue date de son histoire. « En 40 ans, personne dans la région a vu l’actualité comme lui. Il a été de tous les événements marquants des 40 dernières années et pas seulement à Granby, mais dans toute la région », mentionne Janick Marois.

Le vétéran photographe partage aussi d’autres passions avec ses employés actuels ou anciens: la musique. « On avait parti un band avec lui, raconte Janick Marois. On a joué longtemps ensemble. On organisait des shows. Oui, ça sortait du travail, mais ça partait de là quand même. »

Ces événements sont d’ailleurs parmi les bons souvenirs que conserve Michel St-Jean. « Parmi mes meilleurs souvenirs, il y a les spectacles de La Voix de l’Est que nous organisions, nos expositions photo communes et nos sessions quotidiennes de délire alors que nous déposions nos photos de la journée dans le système du journal », raconte-t-il.