«On a dépassé de loin notre objectif et il s'agit du plus gros record de participation de tous les canicross au Québec, à ma connaissance, se réjouit Geneviève Baril, de Sirius Sports Canins. C'est vraiment en train de gagner en popularité.»

3e Canicross Sirius Sports Canins: record de popularité pour la course à six pattes

On s'attendait à un temps de chien, mais Dame nature a finalement été clémente pour les adeptes du Canicross Sirius Sports Canins, qui a permis à des dizaines de chiens - et à leurs maîtres - de se dégourdir les pattes au Centre équestre olympique de Bromont, samedi avant-midi.
Pour sa troisième année d'existence, la course à six pattes a attiré un nombre record de 160 participants. C'est plus de trois fois l'achalandage du tout premier canicross - et du jamais vu dans le circuit, foi de l'organisatrice Geneviève Baril.
«On a dépassé de loin notre objectif et il s'agit du plus gros record de participation de tous les canicross au Québec, à ma connaissance, se réjouit-elle. C'est vraiment en train de gagner en popularité.»
L'ajout d'un circuit de 10 km à ceux de 5 et de 2,5 km qui existaient déjà y est peut-être pour quelque chose. «C'est la première fois dans le circuit de canicross qu'on met une épreuve d'endurance. Ça a attiré des coureurs de plus longue distance», explique Mme Baril.
Néanmoins, le parcours de 5 km demeure le plus populaire, avec les deux tiers des inscriptions.
Compagnons de course
Ils arrivaient au fil d'arrivée haletant et en sueur, épuisés par l'effort qu'a nécessité la course. Puis les chiens se rafraîchissaient dans les bacs d'eau prévus à cet effet, et semblaient prêts à repartir aussitôt, récompensés d'une appétissante gâterie.
C'est qu'il faut dire que le canicross leur permet de bien dépenser leur énergie, tout en s'amusant. «Pour le chien et son maître, ça crée un lien doublement enrichissant, car les deux prennent du plaisir. En obéissance, le chien doit se soumettre au maître; la dynamique est donc différente», explique Geneviève Baril.
Pour plusieurs maîtres, la pratique de cette activité, en plus des balades quotidiennes, a en effet tissé des liens plus serrés entre eux et leur animal de compagnie. «C'est clair que ça bâtit une meilleure relation avec le chien», confirme Julie Leblanc, qui a fait tout le chemin depuis Thurso, en Outaouais, pour marcher une deuxième fois le parcours de 2,5 km avec ses chiens, Rex et Maya. «Contrairement à d'autres personnes, eux, ils veulent tout le temps sortir et bouger. Ce sont de bons compagnons de marche!»
«Maintenant, à la maison, j'ai l'impression que ça paraît plus que c'est moi son maître, dans la famille, explique pour sa part Myriame Labrecque. Et puis, ça le rend plus calme et il comprend mieux ce que j'attends de lui, même si c'est encore difficile de l'empêcher de partir à la chasse aux écureuils!»