Le parcours d’El Barracuda incite les baigneurs, installés sur un tube à deux places, à effectuer coup sur coup deux virages à 360 degrés au départ.

3 M$ investis en deux ans au parc aquatique de Bromont

Éprouver les sensations fortes d’un manège, mais en maillot de bain, dans une glissade d’eau, c’est ce qu’offre la nouvelle attraction du parc aquatique de Bromont. La glissade El Barracuda a nécessité un investissement de plus de 2 millions de dollars.

Le jeu en vaut toutefois la chandelle, estime le président de la station touristique, Charles Désourdy. Cela permet d’ajouter une activité pour les adolescents et les jeunes adultes adeptes d’adrénaline. Et à entendre les cris qui fusaient d’El Barracuda, lors du passage de La Voix de l’Est, la descente n’est pas sans susciter quelques émotions.

« C’était le but. On voulait avoir quelque chose d’unique. On a travaillé fort », affirme M. Désourdy.

Selon lui, El Barracuda se distingue des autres glissades du genre avec son parcours qui incite les baigneurs, installés sur un tube à deux places, à effectuer coup sur coup deux virages à 360 degrés au départ. Bromont, montagne d’expériences aurait pu se contenter d’une seule boucle, dit le patron de la montagne, mais la station a voulu marquer le coup.

« On est très content de l’ajout du deuxième 360 [degrés]. On a dû grossir les pompes, l’entrée électrique et la plateforme de départ. Ça a peut-être fait grimper les coûts de 15 %, mais c’est un choix éclairé qu’on a fait. Ça vaut l’investissement », fait valoir Charles Désourdy.

El Barracuda est en opération depuis environ trois semaines. Cette nouveauté s’ajoute à la nouvelle aire de jeux d’eau, aménagée l’an dernier pour les tout-petits. Celle-ci représente à elle seule un investissement de près d’un million de dollars. « Depuis l’an dernier, on a investi plus de trois millions de dollars [au parc aquatique]. C’est majeur pour nos clients, l’attrait et la capacité d’accueil. On peut maintenant accueillir 7000 personnes et ça reste confortable », relève M. Désourdy.

Attrait
Le président de Bromont, montagne d’expériences affirme être toujours à la recherche d’idées pour faire grimper l’achalandage estival de la station. L’endroit n’exerce pas un attrait aussi fort que d’autres parcs aquatiques du genre en Amérique du Nord, calcule-t-il. Une situation qu’il attribue entre autres à la proximité d’autres attraits familiaux majeurs, comme le Zoo de Granby, la Ronde et le parc Safari.

« On pense qu’on devrait avoir peut-être 200 000 visiteurs, mais on roule à 150 000 visiteurs. On se demande comment attirer plus de gens », dit-il.

«On voulait avoir quelque chose d’unique», dit le président de Bromont, montagne d’expériences.

Même les journées de canicule des dernières semaines n’auront pas permis de faire une différence notable sur l’achalandage, affirme Charles Désourdy. La situation sera différente, selon lui, si la chaleur persiste aussi au début août. L’endroit est perçu comme une destination de vacances et ce n’est réellement qu’à partir de la mi-juillet que le site enregistre ses journées les plus achalandées de l’été, notamment les mardis, mercredis et jeudis des vacances de la construction.


«  On voulait avoir quelque chose d’unique. On a travaillé fort.  »
Charles Désourdy, président de Bromont, montagne d’expériences

Les objectifs de vente du nouveau combo Granby + Bromont, qui permet un accès illimité au Zoo de Granby et au parc aquatique de Bromont en ajoutant 20 $ à l’abonnement estival de l’une ou l’autre des attractions, offert au coût de 65 $, ont néanmoins été surpassés, note Charles Désourdy. Plus de 30 % des abonnés ont opté pour le duo, alors que la cible avait été fixée à 25 %.

Ces résultats réjouissent le directeur général du Zoo, Paul Gosselin. Mais M. Désourdy estime qu’ils auraient pu être encore plus élevés à la lumière des conditions météo exceptionnelles de cet été.

Multi-activités
L’été prochain, la station touristique de Bromont prévoit par ailleurs offrir une nouvelle expérience à ses visiteurs avec, entre autres, une activité de tyrolienne (ou zip line). Celle-ci s’inscrit dans l’ambitieux projet Altitude qui prévoit des investissements totaux de 100 millions de dollars d’ici cinq à 10 ans afin de diversifier les activités à la montagne.

Aussi prévu dans ce projet : l’ajout d’un télésiège hybride avec télécabine. Les travaux d’aménagement vont bon train. La nouvelle remontée mécanique devrait être prête pour la prochaine saison froide, dit Charles Désourdy.

La construction l’an prochain d’un chalet au sommet de la montagne est un autre gros morceau. Le gouvernement du Québec a confirmé en avril dernier une aide financière de 13 millions de dollars, dont une partie est accordée sous forme de prêts.

« Quand le chalet va être ouvert, les gens vont avoir l’option de monter en télécabine et il y aura des tyroliennes pour les amener jusqu’en bas. Ce sera notre prochaine activité d’été. On est en recherche et développement pour choisir le bon produit. [...]Ça cadre avec notre vision de devenir un attrait touristique quatre saisons, multi-activités », dit Charles Désourdy.

Selon lui, le parc aquatique représente actuellement environ 25 % des revenus annuels de la station touristique et le vélo 5 %, tandis que le reste est généré par les activités hivernales.

L’endroit emploie plus de 300 personnes l’été et près de 1000 l’hiver, selon M. Désourdy.