L’employée en faute est une caissière d’expérience ayant travaillé pendant 25 ans pour l’entreprise qui opère aussi sous le nom Marché Ouimette Fille et Fils Inc. Elle venait d’être réembauchée trois semaines auparavant, après quatre ans d’absence au comptoir du commerce.
L’employée en faute est une caissière d’expérience ayant travaillé pendant 25 ans pour l’entreprise qui opère aussi sous le nom Marché Ouimette Fille et Fils Inc. Elle venait d’être réembauchée trois semaines auparavant, après quatre ans d’absence au comptoir du commerce.

2500$ d’amende pour avoir vendu des cigarettes à une adolescente

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Le supermarché IGA de Valcourt a été condamné mercredi à une amende de 2500$, payable dans les 60 prochains jours, parce qu’une employée a vendu un paquet de cigarettes à une personne mineure.

L’employée en faute est une caissière d’expérience ayant travaillé pendant 25 ans pour l’entreprise qui opère aussi sous le nom Marché Ouimette Fille et Fils Inc. Elle venait d’être réembauchée trois semaines auparavant, après quatre ans d’absence au comptoir du commerce.

Le 3 août 2018, une aide-inspectrice de 17 ans se présente à l’épicerie pour y acheter un paquet de cigarettes de marque Next. La caissière obtempère, sans l’interroger sur son âge ou lui demander de pièce d’identité.

Dans son analyse, la juge de paix Tanya Larocque a reconnu que les propriétaires du supermarché ont «à coeur le respect des règles par les employés», notamment parce que beaucoup de documentation leur est offerte et des suivis sont effectués au besoin afin de s’assurer du respect de ces règles. Les caissiers et caissières sont notamment tenus de signer, tous les trois mois, un contrat reconnaissant qu’ils savent qu’il est interdit de vendre du tabac à une personne d’âge mineur.

Ledit contrat fait partie d’une trousse remise aux nouveaux employés et dans laquelle se trouvent toutes les directives devant être connues au moment d’entrer en poste.

«Cependant, le système mis en place au moment des évènements comporte des lacunes. L’employeur ne peut s’assurer que ses employés ont pris connaissance et comprennent les directives et les sanctions possibles en cas de manquement», relève-t-elle toutefois, indiquant que la preuve démontrait un certain laxisme vis-à-vis l’employée fautive, et ce, en raison de sa grande expérience.

En effet, au moment des faits, la caissière en faute n’avait pas signé ledit contrat, même si elle était de retour au travail depuis trois semaines. La dernière fois qu’elle avait signé le document remonte à 2012, bien qu’elle avait été à l’emploi du supermarché jusqu’en 2014.

«Le témoignage de la caissière fautive ne laisse aucun doute sur sa compréhension de ces directives, mais le Tribunal ne peut savoir à quel moment cette compréhension est acquise», souligne-t-on.

Par ailleurs, bien que toute nouvelle caissière doit suivre une formation en ligne concernant la vente de produits réservés aux personnes majeures, l’employée en question, qui l’avait suivie en 2013, ne l’a pas suivie de nouveau lors de sa réembauche. Une mise au point verbale est faite, sans plus.

«Après une absence de quatre ans, la défenderesse ne peut prendre pour acquis que l’employée fautive est toujours au courant des directives de son établissement et que ses connaissances sont les mêmes qu’à l’époque», mentionne la juge.