La séance du conseil des maires de la MRC Brome-Missisquoi s’est tenue de façon hybride, mercredi, pour l’adoption du budget 2021. Quatre maires et trois employés de la MRC étaient dans la salle du conseil tandis que les autres étaient en ligne.
La séance du conseil des maires de la MRC Brome-Missisquoi s’est tenue de façon hybride, mercredi, pour l’adoption du budget 2021. Quatre maires et trois employés de la MRC étaient dans la salle du conseil tandis que les autres étaient en ligne.

2021, une année de relance dans Brome-Missisquoi

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est
Le budget 2021 de la MRC Brome-Missisquoi a été adopté mercredi soir dans un esprit de relance économique. Le budget enregistre une hausse négligeable de 0,6 % pour atteindre 12,6 M$. Le taux de taxation diminue pour sa part de 4 %.

La quote-part des municipalités augmente de 1 %, mais puisque de nouvelles constructions se sont ajoutées au parc immobilier de la région, le fardeau est payé par plus de contribuables, ce qui explique la baisse du taux de taxation. Cette taxe de 4,02₵ par 100 $ d’évaluation sera incluse dans le taux de taxation de chaque municipalité.

« Pourquoi on n’a pas gelé les quotes-parts dans le contexte actuel ? C’est parce qu’il faut prévoir les années suivantes, explique le préfet et maire de Farnham Patrick Melchior. On ne veut pas se retrouver dans quelques années avec une hausse importante. Avec 1 %, c’est une augmentation plus symbolique qu’autre chose et ça donne environ 44 000 $ d’augmentation pour toute la MRC. »

La facture de la Sûreté du Québec, à 8 857 000 $, augmente de 4,5 %. La majorité des municipalités voient leur taux de taxation diminuer pour ce service puisque leur richesse foncière moyenne a connu une hausse plus importante que 4,5%. Si la taxe n’est pas ajustée à la baisse, ces municipalités se retrouveraient à payer plus cher la SQ.

Relancer l’économie

« C’est une année importante pour la relance économique dans la région, souligne le directeur général de la MRC, Robert Desmarais. Les points importants à retenir, c’est qu’il faut sortir de la zone rouge, il faut offrir aux entreprises plus d’accompagnement, il faut intensifier la campagne d’attraction de la population. »

À ces trois objectifs s’ajoutent les nombreux projets en environnement, comme l’économie circulaire, le développement durable en entreprise, le plan régional des milieux humides et la protection des milieux naturels. Dans ce dernier cas, un rapport sera produit en 2021 grâce à une aide financière de l’Agence forestière de la Montérégie.

Les logements abordables et le transport collectif sont deux autres dossiers importants pour la prochaine année. Le projet de transport collectif intelligent se poursuit et devrait culminer en 2021.

Travailler avec les promoteurs

« Au niveau du logement abordable, ça va être un chantier très important, indique M. Desmarais. On a réalisé en 2020 notre guide pour l’habitation abordable. On va entreprendre des chantiers avec les municipalités pour avoir des modes d’emploi pour la construction de ces logements. On travaille très fort avec l’Office d’habitation de Brome-Missisquoi. »

Comme ce sont les promoteurs qui construisent, mais que ce sont les municipalités qui donnent les règles du jeu, celles-ci peuvent demander aux entrepreneurs en construction de considérer les logements abordables pour leur projet.

« Le développement durable est le maître-mot dans toutes les actions, constate M. Melchior. L’environnement, le logement abordable et le transport collectif sont impérativement liés ensemble. On sait qu’on va avoir de la nouvelle population. Dans cette population, il y en a qui vont avoir besoin de logements abordables, et c’est correct. Ce qui fait la force d’une communauté, c’est sa diversité. Le logement abordable est lié avec le transport collectif, alors c’est important de travailler ça de front. »

Le transport collectif permet de plus de réduire l’émission de gaz à effet de serre.

+

UNE SÉANCE DE CONSEIL HYBRIDE

Pour la première fois depuis le début de la pandémie de COVID-19, le conseil des maires a siégé différemment pour sa séance publique spéciale d’adoption de budget.

Depuis plusieurs semaines, l’administration travaille sur un concept hybride entre un conseil en visioconférence et en présentiel. C’est mercredi soir que le tout était mis à exécution, après quelques tests.

Un maximum de 12 personnes pouvait être admis dans la salle Arthur-Fauteux, située dans l’immeuble de la MRC. Les maires Patrick Melchior, aussi préfet, Sylvie Dionne-Raymond, préfète suppléante, Sylvie Beauregard et Laurent Phoenix ont profité de l’occasion pour siéger dans la salle du conseil.

Chaque participant, maires et employés, avaient un micro près de lui pour être bien entendu. Deux caméras sur des socles pouvaient être dirigées, grâce à des télécommandes, vers les intervenants qui prenaient la parole.

Les autres élus étaient à distance en visioconférence. Celle-ci était diffusée sur un écran et en direct sur Internet sur la chaîne YouTube de la MRC.