La Maison du tourisme

2018 en Haute-Yamaska

L'année qui s'achève a été fertile en événements de toutes sortes. En voici cinq qui ont retenu notre attention dans la MRC de la Haute-Yamaska.

La Haute-Yamaska rêve à l’Estrie

En mai, le préfet de La Haute-Yamaska, Paul Sarrazin, fait une sortie publique dans La Voix de l’Est pour dénoncer la situation délicate de la MRC, « prise entre deux chaises » — celles de la Montérégie et de l’Estrie. Ce chevauchement entre les deux régions, dans les secteurs du sociocommunautaire, de la santé, du transport et du tourisme notamment, crée non seulement de l’ambiguïté, mais également des maux de tête aux organisations, affirme alors M. Sarrazin, en ne cachant pas une affiliation naturelle de la Haute-Yamaska avec l’Estrie.

Selon lui, « le statu quo n’était plus envisageable ». Une demande officielle de changement de région administrative avait été déposée au gouvernement l’automne dernier.

Dans ce débat, les élus de La Haute-Yamaska étaient soutenus par le député caquiste de Granby, François Bonnardel, maintenant devenu ministre des Transports du Québec et ministre responsable de l’Estrie. Ce dernier a d’ailleurs laissé savoir, récemment, que La Haute-Yamaska deviendrait estrienne en 2019. Avec ou sans la MRC Brome-Missisquoi qui, elle, hésite encore à quitter la Montérégie pour l’Estrie.

L’immeuble de la MRC de la Haute-­Yamaska

L’immeuble administratif sera démoli

Démolir ou ne pas démolir ? Telle était la question qui taraudait les élus de La Haute-Yamaska au sujet de l’immeuble administratif abritant l’organisation. Les nombreuses déficiences du 142, rue Dufferin — dont les problèmes de chauffage, de fenestration, de climatisation, de plomberie, d’isolation et d’espace — ont finalement convaincu les élus de la nécessité de raser le vieil édifice pour en reconstruire un nouveau à la même adresse.

La construction pourrait être lancée en 2020 ou 2021.

D’ici là, la MRC espère être mieux fixée sur le mandat que le nouveau gouvernement caquiste confiera aux MRC du Québec. Une fois son rôle clarifié, l’organisme sera mieux en mesure de prévoir la capacité et les besoins de son futur bâtiment.

Fermeture de la maison du tourisme

Le 31 décembre, la Maison régionale du tourisme cessera définitivement d’accueillir les visiteurs. Le vénérable établissement, bien visible de la sortie 68 de l’autoroute 10 à Saint-Alphonse-de-Granby, avait vu son achalandage fondre comme neige au soleil ces dernières années.

Le nouveau ministre des Transports du Québec et ministre responsable de l’Estrie, François Bonnardel

Entre 2010 et 2017, les statistiques montraient une décroissance de près de 70 % des actes de renseignement, qui étaient passés de 13 339 à 4200.

Selon le préfet de La Haute-Yamaska, Paul Sarrazin, cette fermeture devenait inévitable, en raison des nouveaux outils technologiques qui s’offrent désormais aux touristes. « On n’a plus besoin d’un espace physique pour informer les touristes. (...) Pour les automobilistes, la Maison régionale était devenue davantage un endroit pour faire une pause que pour s’informer », avait-il laissé entendre lors de l’annonce de la fermeture. Ouverte à l’année, la Maison régionale du tourisme employait deux personnes, ainsi que deux à six commis saisonniers. Tous ces emplois seront supprimés.

Rénové de fond en comble il y a une dizaine d’années, le bâtiment pourrait accueillir un nouveau locataire en 2019, assure M. Sarrazin. Quant à l’information touristique, elle fera l’objet d’une nouvelle stratégie virtuelle, dit-il, à être dévoilée prochainement.

Les maires en colère contre la SQ

Février. Les maires de La Haute-Yamaska unissent leurs voix à celles d’autres MRC de la province pour décrier la hausse excessive — et tardive — des tarifs de la Sûreté du Québec, et refuser du même coup de payer une augmentation annuelle de plus de 3 % pour ces services.

Dans la région, les sept municipalités desservies par la SQ (Roxton Pond, Saint-Joachim-de-Shefford, Sainte-Cécile-de-Milton, Warden, Waterloo, Shefford et Saint-Alphonse-de-Granby) faisaient face à une hausse moyenne de 6,2 % totalisant 157 000 $. Des frais supplémentaires qui, immanquablement, allaient gonfler le compte de taxes de leurs citoyens.

Leur appel a été entendu par le nouveau gouvernement Legault qui a annoncé, dernièrement, le plafonnement des hausses de tarifs du corps policier à 3,13 %.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a par ailleurs répondu aux villes comme Granby, qui possèdent leur propre service de police municipal, mais qui déplorent le fait de ne pas recevoir ce genre d’aide financière. Mme Guilbault s’est dite ouverte à discuter avec elles de la possibilité de joindre la desserte de la Sûreté du Québec...

La hausse des tarifs de la SQ a soulevé­ l’ire des élus de la région.

Valse des DG à Sainte-Cécile-de-Milton

Les changements de garde successifs à la direction générale de la municipalité de Sainte-Cécile-de-Milton ont attiré l’attention cette année. En novembre dernier, moins de deux mois après son entrée en fonction, Richard Constantineau a quitté l’hôtel de ville en plein comité de travail, sans demander son reste. Il était le cinquième directeur général embauché en quatre ans.

Alors que M. Constantineau prétendait avoir été traité de façon cavalière, accusant au passage le maire Paul Sarrazin de rigidité et de manque de respect, ce dernier s’est défendu d’avoir un problème d’attitude.

Le maire de Sainte-Cécile-de-Milton, Paul Sarrazin

Malgré cette valse des DG, M. Sarrazin a préféré jouer la carte du positivisme. Selon lui, la gestion de la municipalité était adéquate et le conseil municipal avait déjà une liste de « prospects intéressants » pour succéder à M. Constantineau.

« Mais il va falloir être plus vigilants dans nos recherches. S’il faut passer dix DG, on va le faire, mais je ne tolérerai pas l’incompétence. »