Deux ans après la disparition de Jacques Choquette (photo), trois hommes ont été arrêtés et accusés de son meurtre. Son corps n’a toujours pas été retrouvé.

2018 en faits divers

L’année qui s’achève a été fertile en événements de toutes sortes. En voici cinq qui ont retenu notre attention dans le domaine des faits divers dans la région.

Disparition de Jacques Choquette : trois hommes accusés de meurtre

Deux ans après la disparition du Granbyen Jacques Choquette, le mystère commence à s’éclaircir. La section des crimes contre la personne de la Sûreté du Québec a procédé à l’arrestation de trois suspects en lien avec la disparition du père de famille et son homicide.

Le Granbyen Stéphane Blanchard, 36 ans, a été le premier à avoir été interpellé, en novembre. Deux autres hommes — Daniel Giroux, âgé de 53 ans et originaire de Shefford, et Mathieu Valade Williams, 28 ans d’Eastman — ont ensuite été arrêtés. Le trio est accusé du meurtre au premier degré de Jacques Choquette.

Le crime aurait été commis le 3 novembre 2016 dans le secteur d’Eastman, soit le même jour que le Granbyen est disparu. Son corps n’a toujours pas été retrouvé. Sa voiture, elle, avait été découverte incendiée le lendemain de sa disparition dans un champ à Saint-Valérien-de-Milton.

Les trois hommes, qui sont incarcérés pendant les procédures judiciaires, font également face à des accusations de complot. Mathieu Valade Williams est aussi inculpé de complicité après le meurtre.

Un Bromois abattu par la police

La communauté de Lac-Brome a été ébranlée par le décès d’un adolescent âgé de 17 ans, Riley Fairholm, qui a été abattu par des policiers de la Sûreté du Québec, le 25 juillet. Un appel a été logé au 911 en début de nuit pour signaler la présence d’un homme armé dans un lieu public. Les policiers dépêchés dans le secteur l’ont localisé dans le stationnement d’un ancien restaurant, à l’intersection de la rue Victoria et du chemin Knowlton.

Un adolescent de 17 ans, Riley Fairholm, a été abattu par les policiers à Lac-Brome. Ses parents ont porté plainte en déontologie policière.

L’adolescent aurait alors tenu une arme de poing. Celle-ci a été retrouvée à l’endroit même où il a été abattu. Les policiers auraient tenté de discuter avec lui en utilisant un haut-parleur, mais il serait devenu menaçant envers eux. Les agents ont fait feu et l’ont atteint mortellement.

La victime aurait publié sur Instagram une photo noire accompagnée du message « I’m so happy knowing that I can make everyone’s lives easier and happier soon » environ une heure avant d’être abattu.

Ses parents ont porté plainte en déontologie policière. La plainte vise tous les agents de la SQ présents lors de l’intervention, l’agente de liaison à l’hôpital Brome-Missisquoi Perkins de Cowansville, les chefs des postes de Dunham, Bedford et Waterloo, la directrice du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) et les 12 enquêteurs du BEI.

Aux yeux des parents, plusieurs questions demeurent sans réponse, notamment celles-ci : « Est-ce que les policiers ont laissé la chance à leur fils de s’exprimer avant de l’abattre ? Des manœuvres de réanimation ont-elles été entreprises ? Et pourquoi ont-ils été informés seulement deux heures plus tard que leur fils avait été abattu ? »

Un conducteur s’égare dans les sentiers

La vidéo d’un conducteur qui s’est égaré en voiture dans les sentiers du mont Brome est devenue rapidement virale, en novembre. L’automobiliste de la région de Montréal s’est promené dans les sentiers, puis s’est engagé sur un pont de bois destiné en temps normal aux adeptes de vélo de montagne. Le pont, qui passe au-dessus des pistes de luge, s’est en partie effondré sous le poids du véhicule.

Un cycliste témoin de la scène a filmé l’individu pendant une dizaine de minutes alors que celui-ci tentait de sortir sa Cadillac de sa fâcheuse position. L’homme lui a raconté qu’il croyait que le sentier était une route que les véhicules pouvaient emprunter. Il aurait aussi raconté différentes histoires, notamment sur son parcours professionnel et ses avoirs.

Un conducteur s’est retrouvé dans une fâcheuse position en empruntant un sentier de Bromont, montagne d’expériences. Son véhicule est resté coincé sur un pont aménagé pour les cyclistes.

En moins de 24 heures, la vidéo a été vue plus de 6500 fois sur YouTube.

Une pelle mécanique a dû être utilisée pour retirer le véhicule du sentier situé sur la propriété de Bromont, montagne d’expériences. Des travaux se sont avérés nécessaires pour réparer le pont et le rendre sécuritaire.

Le conducteur a également reçu une contravention en vertu de la réglementation municipale.

Voleur de lunettes en série

Un voleur au goût raffiné a causé des pertes évaluées à plus de 45 000 $ à plusieurs lunetteries de Granby. Le cambrioleur, qui affectionne particulièrement les montures de grandes marques, a sévi à cinq occasions en trois mois, dont deux fois à la même adresse.

Le premier crime a été perpétré chez Tétreault Isaïa opticiens, rue Principale, lors duquel le commerçant s’est fait dépouiller de 9615 $ de lunettes. Des images captées par les caméras de surveillance du commerce ont été diffusées dans les médias. Celles-ci ont finalement permis l’arrestation d’un Granbyen âgé de 39 ans, en décembre. L’individu est accusé en lien avec ce crime.

D’autres cambriolages ont par la suite été perpétrés. La lunetterie New Look s’est fait dérober 7500 $ de montures. Puis, c’est la lunetterie Farhat qui a reçu la visite d’un cambrioleur entre le 22 et le 24 septembre. Des lunettes d’une valeur globale de 9500 $ ont alors été volées.

Un voleur au goût raffiné à commis cinq vols de montures de grandes marques dont la valeur grimpe à plus de 45 000 $. La police de Granby a arrêté un suspect en lien avec le premier crime de cette série.

Le propriétaire du magasin Sports Experts des Galeries de Granby a été malchanceux et a été victime d’un vol de montures à deux occasions en moins de deux semaines. L’équivalent de plus de 20 000 $ de lunettes a été volé.

La valeur de toute la marchandise grimpe à plus de 45 000 $.

Deux homicides, une tentative de meurtre

L’année 2018 a été marquée par de nombreux actes de violence. Deux jeunes hommes ont été assassinés tandis qu’un troisième a été victime d’une tentative de meurtre. Le Cowansvillois Cédric Dupuis-Skinner, âgé de 20 ans, a été retrouvé gravement blessé dans un stationnement de la rue Authier à Granby, en juillet. Le jeune homme a été poignardé lors d’une transaction de drogue. Il n’a pas survécu à ses blessures.

La victime est le fils de Richard Skinner. Soupçonné d’être l’une des têtes dirigeantes d’un réseau de trafic de stupéfiants dans la région, il a été arrêté et condamné dans le cadre de l’opération Muraille en 2016.

L’enquête policière a rapidement progressé. Moins de 72 heures après le meurtre, un homme de 28 ans, Jonathan Lafrenière-Milot, a été arrêté et accusé d’homicide involontaire. Il a également été accusé de trafic de stupéfiants.

Un autre Granbyen a également perdu la vie dans des circonstances violentes, en novembre. Frédéric Fournier, 25 ans, a été découvert inanimé à proximité de sa voiture sur une route en bordure de l’autoroute à Sainte-Julie. Son corps portait des marques de violence. Le meurtrier du jeune homme, qui était à l’emploi de la Ville de Bromont, est toujours recherché.

L’année 2018 a été particulièrement meurtrière. Deux jeunes hommes, Cédric Dupuis-Skinner (photo), et Frédéric Fournier, ont été assassinés. Un troisième individu, Luis Cardona, a été victime d’une tentative de meurtre à Bromont.

Un troisième Granbyen, Luis Cardona, âgé de 22 ans, a été victime d’une tentative de meurtre, le 16 décembre dernier. Le jeune homme aurait été blessé par balle à la tête alors qu’il était au bar La p’tite Grenouille à Bromont. Il a été découvert par des policiers à l’extérieur de l’établissement. La section des crimes majeurs de la Sûreté du Québec mène l’enquête. Aucun suspect n’a été appréhendé jusqu’ici.