La société française Groupe Millet Plastics a construit à Granby sa première usine en sol québécois. Elle entrera en production au début de l’année.

2018 en économie

Deux projets majeurs

Deux projets industriels majeurs ont pris leur envol rue Arthur-Danis, à Granby, en 2018. La société française Groupe Millet Plastics y a construit sa première usine en sol québécois, tandis que l’entreprise granbyenne L.B. Maple Treat a décidé de relocaliser son usine de transformation et de distribution de sirop d’érable.

Spécialisé dans la production d’emballages en plastique pour le secteur agroalimentaire, le Groupe Millet a investi 17 millions $ dans cette usine dont la production sera lancée en janvier. Quelque 25 emplois y sont créés. Une seconde phase d’expansion, qui permettra de doubler les effectifs, est prévue à la fin de 2019.

Du côté de L.B Maple Treat, l’investissement est estimé à 4,5 millions $. La nouvelle usine ne sera pas beaucoup plus grande que celle du boulevard Industriel, où se trouve la PME de 90 employés. Mais elle sera mieux aménagée. Les processus de production seront améliorés. Des équipements d’embouteillage de sirop seront aussi acquis pour augmenter la productivité de l’entreprise - et ultimement les ventes, a laissé savoir Manon Lacroix, vice-présidente finances et chef de la direction financière de Rogers Sugar, cette dernière entreprise étant propriétaire de Maple Treat depuis l’an dernier.

L’entreprise Lassonde de Rougemont a soufflé 100 bougies cette année. Un âge vénérable qui n’empêche pas l’entreprise d’être toujours en forte croissance.

Entreprise centenaire

L’entreprise Lassonde de Rougemont a soufflé 100 bougies cette année. Un âge vénérable qui n’empêche pas l’entreprise d’être toujours en forte croissance. Depuis 20 ans, l’entreprise a procédé à 10 acquisitions, dont la dernière remonte à avril dernier. Lassonde a mis la main sur le producteur américain de jus et boissons de fruits prêts à boire Old Orchard Brands.

«Notre focus est aux États-Unis, en Amérique du Nord et, éventuellement, au Mexique, où nous sommes déjà un peu présents. Il y a encore des possibilités énormes pour nous. Il y a du monde pour nous garder occupés un autre bon 20 ans», a lancé en entrevue le président et chef de la direction, Jean Gattuso.

Le chiffre d’affaires de l’entreprise, qui emploie 2200 employés dans 15 usines, atteint aujourd’hui 1,5 milliard $, alors qu’il était d’environ 160 millions $ à la fin des années 1990.

Au fil des ans, Lassonde a réussi à diversifier ses produits. Aux jus Oasis, Rougemont et autres, les vins Arista, les sauces pour pâtes Antico, ainsi que les bouillons et sauces à fondues Canton se sont ajoutés.

Porteuse de bonnes nouvelles, la précédente ministre du Tourisme, Julie Boulet, s’est déplacée à quelques reprises dans la région.

Les ministres en visite

Celle qui occupait le poste de ministre du Tourisme avant les élections provinciales, Julie Boulet, s’est déplacée à Bromont, montagne d’expériences deux fois plutôt qu’une cette année pour confirmer l’aide financière du gouvernement du Québec dans l’ambitieux projet Altitude de la station touristique. Ce projet prévoit des investissements de 100 millions $ d’ici quelques années. La premier jalon a récemment été posé avec la mise en service d’une nouvelle remontée mécanique hybride avec télécabines.

La construction d’un chalet au sommet, la mise à niveau des infrastructures d’accueil et la construction d’un hôtel sont entre autres dans les cartons. Québec a accordé à la station une aide financière qui atteint quelque 22 millions $, une partie étant accordée sous forme de prêts.

Julie Boulet a aussi été porteuse de bonnes nouvelles au Zoo de Granby, qui a élaboré un plan de développement qui devrait entraîner des investissements de 41 millions $ d’ici 2030. L’aide gouvernementale qui y a été annoncée atteint 18 millions $. L’ajout de nouveaux habitats visibles à l’année, comme celui des lions qui sera inauguré en 2019, ainsi que la modernisation du pavillon d’éducation et de recherche sur la biodiversité, sont envisagés.

Aventure trop risquée

La transformation de la fibre d’asclépiade s’annonçait prometteuse. Mais l’aventure semble trop risquée. La PME granbyenne qui avait pris le relais à la suite de la faillite de Protec-Style, Monark Éco Fibre, a lancé la serviette l’automne dernier.

Nouvel écueil dans la mise en place d’une filière de l’asclépiade: Monark Éco Fibre a lancé la serviette l’automne dernier.

La PME granbyenne, qui était en opération depuis un an, a évoqué le «manque de maturité de la filière et sa vulnérabilité économique» pour justifier sa fermeture. Cela porte un dur coup aux agriculteurs qui, au cours des dernières années, ont décidé de planter de l’asclépiade dans leurs champs pour participer à la mise en place de cette nouvelle filière. Un isolant textile à base de la fibre d’asclépiade a été développé et a fait ses preuves sur le mont Everest. Il a été testé par la Garde côtière canadienne.

Le directeur général de Granby Industriel, Patrick St-Laurent, a affirmé, après deux tentatives par des groupes différents, être «un peu désillusionné face aux réelles possibilités». «Ce qui a été développé demeure, mais si ce n’est pas rentable, je ne sais pas qui va se lancer là-dedans», a-t-il déploré.

projet commercial

D’importants projets commerciaux ont cheminé au sein de l’administration municipale de Granby au cours de l’année. À commencer par celui appelé à se déployer rue Dutilly. La petite rue elle-même et les propriétés qui y avaient pignon sur rue avaient déjà été acquises par deux promoteurs à la fin de 2017: le Groupe alimentaire PMA, à la barre de l’épicerie Pasquier à Saint-Jean-sur-Richelieu, ainsi que le groupe Philotimo, propriétaire de la bannière Rubino, qui opère déjà une succursale rue Principale.

L’été dernier, la Ville a donné le feu vert à la démolition de huit bâtiments résidentiels afin de permettre l’implantation d’une succursale Pasquier. Mais aucun permis n’a encore été émis et l’annonce de la construction du Pasquier se fait toujours attendre.

Un promoteur, le Groupe Quint, a indiqué être prêt à donner le coup d’envoi à un important projet commercial en 2019, près du centre de rénovation Canac.

Un autre promoteur, le Groupe Quint, a aussi indiqué être prêt à donner le coup d’envoi à un important projet commercial en 2019. Celui-ci doit voir le jour près du centre de rénovation Canac et de l’intersection des routes 112 et 139. Quatre bâtisses indépendantes devraient y être construites, a laissé savoir le président, Ian Quint.