En novembre, la municipalité de Saint-Paul-d’Abbotsford est devenue propriétaire du luxueux et controversé chalet construit au sommet du mont Yamaska afin de préserver et mettre en valeur le riche écosystème de l’endroit.

2018 dans Rouville

L'année qui s'achève a été fertile en événements de toutes sortes. En voici cinq qui ont retenu notre attention dans la MRC de Rouville.

Le chalet de la discorde acheté

En novembre, la municipalité de Saint-Paul-d’Abbotsford est devenue propriétaire du luxueux et controversé chalet construit au sommet du mont Yamaska afin de préserver et mettre en valeur le riche écosystème de l’endroit. La transaction de 600 000$ entre la Ville et l’avocat sherbrookois Marco-Pierre Casa, ne coûte dans les faits que 300 000$ à Saint-Paul-d’Abbotsford, qui émettra un reçu d’impôt d’une valeur équivalente à l’ancien propriétaire de l’érablière, qui en cède la moitié de la valeur à titre de don.

La décrépitude des lieux laisse par ailleurs peu de choix au conseil municipal, qui envisage de démolir ce qui a été construit sur place. Seules les fondations du chalet, qui pourraient éventuellement servir pour l’aménagement d’une plate-forme pour un belvédère d’observation sécurisé, risquent d’être conservées.

L’acquisition s’inscrit dans le projet visant à aménager un sentier pédestre à l’usage exclusif des Abbotsfordiens, qui relierait le terrain et le sommet côté ouest du mont Yamaska, et qui pourrait inclure un centre d’interprétation de l’acériculture.

Vers deux écocentres

La MRC de Rouville a finalement obtenu cette année l’autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec pour exploiter deux écocentres sur tout autant de terrains sur son territoire, le premier étant situé à Marieville et le second, à Saint-Césaire.

Le projet, dans les cartons depuis plusieurs années, pourra aller de l’avant maintenant que la MRC est devenue propriétaire des deux terrains qui accueilleront les bâtiments. La construction de ceux-ci pourrait débuter l’an prochain.

Rouville a demandé à Nature-Action Québec de l’accompagner dans la réalisation des plans des deux écocentres qu’elle compte construire sur son territoire. L’organisme, qui gère six écocentres dans la région du Montréal métropolitain, dont ceux de Beloeil et de Longueuil, a plusieurs années d’expertise dans la gestion de cette infrastructure, mais aussi dans la planification préliminaire.

À terme, les deux écocentres pourraient accueillir 4450 tonnes métriques de matière annuellement. Du lot, 1330 sont déjà collectées par les dépôts et les collectes spéciales.

La fin du service sans rendez-vous pour la clientèle orpheline au CLSC de Richelieu, qui dessert la population de la MRC de Rouville, a fait des mécontents en juin.

Un médecin, svp!

La fin du service sans rendez-vous pour la clientèle orpheline au CLSC de Richelieu, qui dessert la population de la MRC de Rouville, a fait des mécontents en juin. Les conseils municipaux de Rougemont, Sainte-Angèle-de-Monnoir et de Saint-Césaire, qui ont été mis au courant de la décision du CISSS de la Montérégie-Centre par la députée d’Iberville Claire Samson, ont adopté des résolutions pour s’opposer à la mesure qui force désormais les patients sans médecin de famille à se présenter à la clinique Médi-Soleil de Saint-Jean-sur-Richelieu s’ils veulent obtenir une consultation.

En parallèle, Sainte-Brigide-d’Iberville a décidé de mettre fin à sa participation financière à la Clinique médicale du Collège de Saint-Césaire; Sainte-Angèle-de-Monnoir et Rougemont ont toutefois choisi de prolonger leur apport financier pour une période de cinq ans, étant donné que celui-ci a été réduit de moitié. Ainsi, les deux municipalités investissent maintenant 6$ par citoyen alors que Saint-Césaire devra en débourser le double.

Le comité de relance de l’aréna de Saint-Césaire souhaite amasser un minimum d’un million de dollars pour appuyer la municipalité dans la reconstruction d’un aréna, projet évalué à plus de sept millions.

Aréna de Saint-Césaire: la relance s’organise

Les Césairois désireux de remplacer l’aréna Guy-Nadeau, fermé définitivement depuis l’été 2017 pour des raisons de sécurité, ne chôment pas pour atteindre leur objectif. Au cours de l’année, le comité citoyen de relance, formé notamment de Sylvain Létourneau, Robert Laliberté, Benoit Côté, Ghislain Côté, Guy Labrecque, Alain Létourneau et Yvan Malouin, a travaillé d’arrache-pied afin de lancer une campagne de mobilisation et de financement visant à soutenir la municipalité dans ses démarches.

On souhaite amasser un minimum d’un million de dollars, entre autres via le site monarena.com, pour appuyer la municipalité dans la reconstruction d’un aréna, projet évalué à plus de sept millions.

Le comité de relance ne s’est pas donné de date butoir pour la collecte de fonds, mais a bon espoir de parvenir à son objectif d’ici la fin du mois de mars, à temps pour le dépôt des budgets gouvernementaux.

L’aréna Guy-Nadeau devrait pour sa part être démoli au cours de l’hiver. La firme Shellex Groupe-Conseil a remporté le mandat d’ingénierie pour les travaux, qui comprendront finalement la démolition du garage municipal adjacent.

La municipalité de Rougemont a inauguré en 2018  son tout nouveau centre des loisirs.

Un nouveau centre des loisirs à Rougemont

La municipalité de Rougemont a inauguré en 2018 son tout nouveau centre des loisirs, qui de par son nom honore l’implication de deux citoyens ayant fait leur marque dans les loisirs de la municipalité. L’infrastructure, dont le chantier a été le plus important dans l’histoire de la municipalité, porte désormais le nom de Centre Cousineau-Saumure, en hommage à Omer Cousineau et au frère Jacques Saumure.

Grâce à plusieurs partenaires corporatifs de la région, qui ont offert une commandite pour voir le nom de leur entreprise immortalisé dans le bâtiment, la municipalité a pu financer une partie du projet ainsi que l’ajout de jeux d’eau sur le terrain.

Outre les commandites, qui totalisent environ 380 000$, la municipalité a bénéficié d’une subvention d’un demi-million de dollars du gouvernement fédéral, dans le cadre du Programme Infrastructures Canada pour le 150e. La balance est financée par un règlement d’emprunt de 900 000 $, l’attribution de sommes tirées du fonds de roulement de la municipalité, des surplus dédiés aux projets spéciaux et des budgets 2017 et 2018. Rougemont a également déposé une demande de subvention au gouvernement provincial, équivalant à 50 000 $, pour financer la moitié des travaux de drainage et l’aménagement du terrain.