Le centre de tri Récupération 2000 a fait faillite, en août.

2018 dans Brome-Missisquoi

L’année qui s’achève a été fertile en événements de toutes sortes. En voici cinq qui ont retenu notre attention dans la MRC Brome-Missisquoi.

Récupération 2000 fait faillite

Les municipalités de Brome-Missisquoi qui faisaient affaire avec Récupération 2000 pour la collecte et le tri des matières recyclables ont dû trouver des solutions rapidement pour poursuivre ce service essentiel. En juin, l’entreprise de Cowansville a été contrainte de recourir à la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, faisant face à des pertes de 80 000 $ par mois depuis le début de 2018. Le centre de tri a finalement fermé ses portes en août. Les difficultés financières de Récupération 2000 s’expliquaient par le fait que des producteurs chinois n’achetaient plus le papier que l’entreprise récupérait parce qu’il n’était pas assez bien trié. Les différentes municipalités ont depuis confié à d’autres entreprises privées la collecte et/ou le tri de leurs matières à recycler. L’amoncellement de celles-ci a aussi fait couler beaucoup d’encre puisqu’une partie des 15 000 tonnes de papiers entreposés à l’extérieur, mélangés à de multiples débris, seront envoyées à l’enfouissement à cause de leur état de décomposition.

La Ville de Sutton a été déboutée en Cour d’appel face au Regroupement pour un développement durable à Sutton qui s’opposait aux changements des règlements de zonage et de lotissement.

Sutton déboutée

Le Regroupement pour un développement durable à Sutton a eu gain de cause contre la Ville en Cour d’appel, en septembre, après des années de litige entourant la modification des règlements de zonage 254 et de lotissement 256. Les trois juges de la Cour d’appel ont déclaré que cette démarche de l’administration contrevenait à la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme. Les citoyens plaidaient déjà en 2015 que la Ville ne respectait pas son propre plan d’urbanisme en voulant adopter ces modifications et que le processus de consultation était inadéquat. En 2017, la Cour supérieure s’était prononcée en faveur de la Ville, mais les citoyens avaient porté la cause en appel. Le nouveau conseil municipal, avec Michel Lafrance à sa tête, a choisi d’accepter le jugement et de ne pas adopter les modifications envisagées par la précédente administration.

Le lien d’emploi entre la Ville de Farnham et François Giasson, qui occupait le poste de directeur général depuis 2011, a été brisé cet automne.

Nouveau DG à Farnam

La Ville de Farnham a un nouveau directeur général. Yves Deslongchamps est entré en poste le 7 décembre. Son prédecesseur, François Giasson, a perdu son emploi cet automne puisque le lien de confiance avec le conseil municipal était rompu, et en raison d’une divergence de vision. M. Giasson était à l’emploi de Farnham depuis 2011. Le 21 août, il s’est soudainement absenté de l’hôtel de ville pour une période indéterminée. Il était déjà su que le torchon brûlait entre les élus et lui. Le 4 septembre, le maire Patrick Melchior avait annoncé que des négociations étaient en cours pour s’entendre à l’amiable, ce qui a suscité des applaudissements dans la salle. C’est finalement le 10 septembre que les deux parties se sont entendues. Le lien d’emploi a été rompu officiellement le 14 septembre.

La firme de production de cannabis médical Cannara Biotech s’est installée à Farnham dans l’ancienne usine de Beaulieu Canada. Sur la photo, le président et directeur des opérations de Cannara Biotech, Zohar Krivorot, et le maire Patrick Melchior.

Plus grande usine de cannabis au Québec

La firme Cannara Biotech s’est installée cette année dans l’ancienne usine de Beaulieu Canada à Farnham. L’entreprise produira du cannabis médical et sera, selon les promoteurs, la plus grande usine du genre au Québec. Le projet, à terme, totalisera plus de 100 millions de dollars d’investissement et créera 300 emplois. L’acquisition des bâtiments a été conclue pour la somme de 12,5 millions de dollars. Les travaux de rénovation de l’usine ont eu lieu durant les six derniers mois de 2018. Les chambres de culture devaient être installées en août dans le cadre de la première phase du projet pour permettre la production annuelle de plus de 10 000 kg de cannabis sur une superficie de 100 000 pieds carrés. Il ne nous a pas été possible de vérifier auprès des propriétaires où en étaient les travaux.

La piste du vélodrome du Centre national­ de cyclisme de Bromont.

Les projets vont de l’avant à Bromont

L’avenir prometteur des sites et infrastructures sportives et de loisirs de Bromont aura particulièrement fait parler cette année. Le Parc des sommets est le premier projet à avoir été conclu en 2018 après des années de travail de la part de la communauté. En février, Québec a confirmé son aide financière de 4 M$, ce qui a permis de boucler le financement pour acquérir le flanc sud du mont Brome, soit les monts Spruce et Bernard de même que le secteur du Val 8. Depuis la signature de la transaction, à la fin mars, la Ville et les citoyens se sont mis en action pour faire du Parc des sommets un parc nature à leur image. Déjà, quelques sentiers ont été ouverts officiellement. Le projet de Vélodrome couvert est aussi officiellement en route après que Québec ait confirmé sa participation de 4,5 M$, en août. La structure du Centre national de cyclisme de Bromont sera le seul vélodrome couvert au Québec depuis la démolition de celui de Montréal il y a 29 ans. Une vaste campagne de financement grand public a été lancée en septembre. Québec a aussi confirmé sa participation au projet Altitude de Bromont, montagne d’expériences, qui a inauguré le 20 décembre sa nouvelle remontée mécanique hybride. La construction d’un chalet au sommet va aussi bon train. De nouvelles activités en montagne sont aussi prévues, tout comme la construction de 200 unités locatives.